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    Dans ce pays connu pour sa grande résistance au changement, le baccalauréat unique et la généralisation graduelle et encadrée des programmes du nouveau secondaire, filière d’enseignement général, démontrent que les réformes indispensables sont toujours possibles et qu’il est aussi temps de lancer le baccalauréat professionnel, comme prévu.

    En effet, 4 ans après la mesure prise en 2015, ils seront 54 584 élèves haïtiens à passer cette année la première grande épreuve nationale du nouveau secondaire, où la littérature haïtienne d’expression créole, l’éducation à la citoyenneté, l’économie entre autres… côtoient désormais la littérature française au secondaire. Beaucoup reste à faire, surtout en l’absence de la Commission nationale de réforme curriculaire (CNRC) dont les travaux ne se sont pas poursuivis, mais c’est la première grande étape précédant le lancement des travaux pour la finalisation des documents des autres filières donnant accès par exemple à un baccalauréat professionnel en passant notamment par les lycées techniques. Toutefois ce nouveau curriculum, qui mérite des adaptations constantes et des moyens bien plus importants, ambitionne de réduire l’échec scolaire, de conduire à apprendre autrement, à l’ère du numérique et de mieux préparer aux nouveaux métiers et enjeux contemporains. En dépit de l’absence d’un financement dédié et dans un pays en crise occasionnant une année scolaire avec peu d’apprentissage réel, cette première cohorte du secondaire passera les épreuves du bac unique. Bref, en 2021, les classes traditionnelles de « rhéto » et de « philo » auront totalement disparu, laissant la place au secondaire 3 (il y a eu des examens anticipés de français pour les élèves du secondaire 3 cette année) et 4, sans oublier la nécessaire réduction de 13 à 12 années de scolarité.

    La fin du vieux baccalauréat français en Haïti

    C’est tout un pan de la cathédrale de l’école française du XIIIe siècle exportée dans toutes les colonies incluant Haïti qui est en train de s’effondrer. Une grande rupture avec les classes traditionnelles de « rhétorique » et de « philosophie » du secondaire, véritables survivances de cette école française des XVIIIe et XIXe siècles, où les arts oratoires, la littérature, la philosophie, la culture  grecques, latines  et françaises jouaient un rôle fondamental. En France, dès 1880, les lois de Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique,  trace les voies de la nouvelle école française, cette fois  laïque et républicaine, mettant fin au plan d’études «Ratio studiorum» des jésuites ainsi qu’à ceux des collèges « oratoriens » qui priorisaient le latin. Ce n’était pas sans résistance car, 50 ans plus tard soit en 1939, on ne comptait qu’environ 9 000 bacheliers reçus dans un pays de 42 millions d’habitants.  Professeurs et parents sont restés longtemps farouchement opposés à une école de la promotion du plus grand nombre,  pour ne pas noyer la distinction que confère à leurs enfants jadis le latin et bien plus tard la maîtrise du français, bref, le titre de bachelier. D’ailleurs, l’introduction des sections modernes à côté des humanités en 1902 était dénoncée comme des « vulgarités » par les puristes ; ne parlons pas des filières techniques. 

    Une histoire aujourd’hui bien lointaine, car cette école qui ne laissait réussir que moins de 5% des élèves avant Jules Ferry dans les années 1880 voit 90% des bacheliers réussir ces dernières années, même si des ajustements se poursuivent sans cesse, et aujourd’hui encore avec la réforme du baccalauréat allégé de l’actuel ministre français Jean-Michel Blanquer. Partout, ce vieil examen du secondaire est en train de subir des modifications profondes. Le Costa Rica va encore plus loin en annonçant l’élimination de son baccalauréat en 2020 qui sera remplacé par d’autres types d’épreuves pour mieux tenir compte des nouveaux défis de cette génération.

    Les 12 mesures de 2014 dans le sillon de la réforme Bernard

    En Haïti, les responsables publics, renforcés par les religieux français arrivés à travers le concordat de Damien de 1860, ont maintenu quasiment intacts l’état d’esprit de ce baccalauréat, en dépit des réformes de l’école en France. Même en supprimant le grec et  le latin et en intégrant quelques  nouvelles matières scientifiques, la classe de rhétorique est demeurée dans son essence « l’art de bien parler le français» à côté des mathématiques, physique, chimie, sciences naturelles, et la classe de philosophie « l’art de bien penser en français», mais en réalité accessibles à très peu.

    Il a fallu attendre le projet du ministre haïtien Joseph C. Bernard, au début des années 1980, pour  remettre en question véritablement l’esprit de cette école élitiste qui a façonné le système éducatif et auquel certains s’accrochent encore. Tout comme Jules Ferry avait fini par imposer un siècle plustôt que la prédominance de la langue française dans l’enseignement,  le ministre haïtien de l’Éducation Joseph C. Bernard a initié sa propre réforme, un siècle après, en 1982 en  introduisant le créole comme langue d’enseignement et langue d’apprentissage.  Il avait même tenté, sans succès, de supprimer l’ancien certificat d’études primaires français, arguant pour un nouveau socle de compétences obligatoires de 9 années de scolarité et proposé un secondaire à la fois  littéraire et professionnel.

    30 ans plus tard, la société haïtienne n’a pas bougé, tandis que moins de 7% des élèves inscrits en maternelle parviennent et réussissent cette fameuse classe de philosophie. Alors que la planète pratique une épreuve unique de fin d’études secondaires, avec plus ou moins des variantes d’examens anticipés et continus,  l’élimination des examens officiels et du diplôme d’État dans la classe de rhétorique parait  aux yeux de certains un sacrilège aux lois impitoyables du tri élitiste, lequel tri repose uniquement sur le filtre peu fiable que sont en général ces fameux examens d’État.  À ce sujet, il  est intéressant de constater à quel point d’excellents rappeurs, slameurs haïtiens maîtrisent l’art du discours, c’est-à-dire l’esprit des mots, la persuasion, l’éloquence, la dialectique et l’esprit critique en créole, certaines fois en anglais aussi, alors qu’ils ne réussiront jamais à passer l’examen de baccalauréat traditionnel sans une certaine maîtrise du français.

    Apprendre autrement à l’ère du numérique et des nouveaux métiers

    Aussi, il était temps, à travers ces 12 mesures,  de bousculer ce vieux système qui perpétue l’échec scolaire en commençant par le projet de généralisation du curriculum du préscolaire et l’évaluation diagnostique des apprentissages en créole, français, math, dès le 4e année fondamentale afin de repérer, plus tôt, les difficultés d’apprentissage et mettre en place les dispositifs pédagogiques les plus appropriés. Le Pacte national pour une éducation de qualité, non honoré jusqu’à présent, visait un investissement additionnel qualitatif pour la formation et le développement professionnel des enseignants et pour que nos élèves disposent très tôt de l’environnement adéquat leur permettant d’être réellement acteurs dans leur apprentissage, contrastant avec le « parcoeurisme » de l’élève passif.

    Quant au nouveau curriculum du secondaire rénové,  il est perfectible, mais ces nouvelles matières s’avèrent déjà plus adaptées aux défis actuels de la société haïtienne. Le MENFP gagnerait à mobiliser les écoles qui ont déjà pris une longueur d’avance dans cette rupture pour appuyer celles encore en difficulté dans cette transformation, avec aussi le support des Universités publiques en région et des partenaires universitaires disponibles.  L’autre défi consiste à décloisonner ces matières, notamment au moment de la formation des enseignants,  afin que ces élèves, peu importe les séries choisies, soient mieux préparées à exercer les métiers actuels et à participer aux solutions des problèmes complexes du pays. En tout état de cause, il est inacceptable que les moins de 10% qui réussissent au baccalauréat traditionnel après 13 ans de scolarité n’aient véritablement aucun diplôme conduisant à un métier et soient obligés de poursuivre à l’université, sans toutefois être bien préparés à réussir. Ces nouveaux bacheliers devraient avoir, une plus grande maîtrise des enjeux de citoyenneté responsable, une meilleure appréciation de la réalité du marché du travail, une plus grande culture numérique, sans oublier une plus grande opportunité de maitriser les deux langues officielles (créole, français).

    Toutefois, il est important que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle avance avec l’agenda technologique, les lycées 2.0, les bibliothèques traditionnelles et numériques, facilitant sur son site ou des sites partenaires la mise à disposition de livres numériques et autres supports (video) gratuits pour enseignants et élèves. L’appui de l’AFD disponible en ce sens peut encore être optimisé. Par ailleurs, pour accompagner ces transformations, il est vivement indiqué que l’Office national du partenariat en éducation (ONAPE), l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (IGAENF), la Commission nationale de réforme curriculaire (CNRC), tous mis en place dans le cadre de l’application des 12 mesures, jouent pleinement leur rôle.

    Pour l’instant, il ne reste qu’à souhaiter bonne chance à tous nos bacheliers après un parcours de combattant, avec un regard spécial sur les 54 584 du nouveau secondaire. Mon souhait est qu’ils réussissent mieux que les générations précédentes, à la fois aux examens, mais aussi dans leur vie professionnelle. Pari en cours pour la première partie du secondaire rénové, maintenant place au baccalauréat professionnel. Plus de prétexte après finalement le vote récent de la loi sur la formation technique et professionnelle. En avançant dans ces réformes,  il deviendra donc possible après douze ans de scolarité que certaines épreuves du nouveau baccalauréat permettent à des élèves, selon leur choix, de décrocher un diplôme dans les métiers utiles comme par exemple l’agrobusiness, les métiers de la mer, l’hôtellerie et la restauration,  les arts de la scène, le numérique, etc. Ils pourront toujours décider de poursuivre un parcours universitaire, par la suite.

    Le baccalauréat haïtien doit cesser d’être uniquement le couronnement social de la scolarité du secondaire pour devenir une voie d’accès à la vie active pour les jeunes, tout en préparant ceux qui le souhaitent à accéder et réussir au niveau de l’enseignement supérieur.  En plein milieu de cette grave crise économique que connaît Haïti, il y a urgence à combattre la crise de l’apprentissage, l’échec scolaire et le gaspillage des talents afin de gagner la bataille du capital humain et des emplois-jeunes. « Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme » nous apprenait saint Thomas d’Aquin.

    source Le Nouvelliste

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  • Seule une nouvelle école changera le « système » Seule une nouvelle école changera le « système »

    Plusieurs études ont montré que l’école et la salle de classe étaient des espaces de construction des inégalités sociales, donc de reproduction du « système » et des institutions qui conditionnent les rapports socio-économiques. En Haïti, si le lycée national de la Saline ainsi que le lycée Jacques Roumain de Grand-Ravine, ont fait la UNE pendant cette année scolaire, ils sont bien l’arbre qui cache la grande forêt des inégalités entretenues par le système éducatif. A l’image des pays en guerre, l’année scolaire a démarré et se termine en catastrophe. Certaines écoles ont dû précipitamment clore l’année scolaire sans les rituels programmés.

    La plupart des écoles publiques qui ont les plus subis de l’instabilité politique verront leurs élèves être évalués, notés à coup de millions de dollars et leur échec attendu aux examens officiels constituera une étape de plus dans le tri et l’exclusion de la grande majorité. 2018-2019 aura été une fois de plus une année scolaire avec beaucoup de jours de classe sans cours, ou avec des cours sans apprentissage réel ou encore des cours sans apprentissage adapté, selon les écoles. Une fois de plus, l’école élitiste où moins de 10% des jeunes scolarisés achèvent le bac s’installe confortablement. A cela il faut ajouter la réalité d’une éducation qui déforme depuis le préscolaire avec ses “gradués” et qui continue durant tout le cycle d’être une grande fabrique de reproduction des injustices sociales. Un école qui tarde à devenir pour ses très rares diplômés un lieu de formation à la démocratie, à la citoyenneté et à la réussite collective.

    Bâtir de nouvelles fondations citoyennes dès le préscolaire    

    Le grand gâchis du préscolaire devrait préoccuper plus d’un dans ce contexte. Pour différentes raisons, le MENFP tarde encore à généraliser le curriculum du préscolaire de 2015, conçu pour promouvoir très tôt des valeurs d’équité, de solidarité, de respect des droits et des devoirs inhérents à une société démocratique. Les défis actuels, les «compétences de base» se sont élargis et incluent des «aptitudes démocratiques de base», permettant de préparer les enfants  à mieux exercer leur rôle de futurs citoyens dans la cité.

    Aussi, les délais observés au niveau de l’élaboration d’un plan de formation pour les enseignants du préscolaire et la diffusion du contenu du curriculum, constituent de sérieux handicaps. Entretemps des enfants mal encadrés à cet âge sont exposés aux premières souffrances liées aux apprentissages scolaires, en expérimentant la sélection, la sanction, l’échec, l’exclusion et souvent l’assujettissement à un adulte non formé.

    Avec des maitres mal formés, mal encadrés et sans permis d’enseigner, n’importe qui se retrouve dans une salle de classe avec la lourde responsabilité d’encadrer la construction de la personnalité et le comportement social de ces futurs citoyens de la république. Il est clair que ceci pose aussi et surtout la question de l’augmentation de l’offre publique d’éducation au niveau du préscolaire, décision déjà contenue dans le pacte national d’éducation de qualité.

    Dépasser les limites de l’école traditionnelle qui handicapent l’apprentissage

    Aujourd’hui, une majorité d’élèves voit de moins en moins le mérite de l’école traditionnelle où des maitres distribuent des connaissances dépassés, font des examens qui ne servent à rien d’autre qu’à réussir à l’école. Avec la télévision, Internet, les téléphones intelligents, les tablettes qui font une compétition aux enseignants non préparés, l’école haïtienne traditionnelle devient de plus en plus une contrainte ennuyeuse et inutile imposée par des adultes, eux-mêmes dépassés. Les jeunes apprennent donc de plus en plus les vraies compétences pour la vie en dehors des salles de classe. Beaucoup de diplômés du bac sont  incapables de rédiger une phrase simple en créole ou en français parce que les 13 ans n’ont servi que pour évaluer le niveau en orthographe et en grammaire, mais pas pour apprendre à communiquer des idées sur leur vécu au quotidien.

    Au delà des déterminants psychologiques, pédagogiques et sociaux de l’échec scolaire en Haïti, les méthodes traditionnelles, du « par cœur », des tableaux remplis de formules ont du mal à faire découvrir aux élèves le plaisir d’apprendre et de comprendre. Le virage vers le numérique aurait pu aider, mais se trouve confronté à des difficultés de formation des maitres, d’infrastructures (Energie, Laboratoire). En dépit de la disponibilité de tableaux numériques pour tous les lycées de la république et le début de leur installation en 2015, les apprentissages ne se sont pas améliorés. Toutefois, il y a lieu de mentionner certaines avancées car les élèves des classes d’examens officiels (9e année fondamentale, Secondaire 4/Philo) peuvent disposer depuis 2015 de ressources accessibles en ligne sur internet et hors ligne pour réviser. Mais, justement, ces efforts ne doivent pas occulter le grand écart entre les élèves fréquentant les écoles publiques ou privées, rurales ou urbaines.

    Enseigner et faire vivre la  réussite collective  

    Dans un autre registre, l’école haïtienne ne saurait se donner comme principal objectif d’apprentissage la réussite individuelle.  En classant les élèves uniquement du numéro 1 au dernier après les examens et en stigmatisant les derniers de la classe, l’école crée une culture de compétition malsaine qui tôt ou tard explose au regard des intérêts divergents et contradictoires. Cette compétition se retrouve aujourd’hui bien installée dans les tous les compartiments de la société haïtienne et rend difficile les compromis avec ces mentalités. Or dans ce monde complexe, la première compétence que doit donner l’école est d’apprendre à gérer les contradictions.

    A ce sujet, certaines matières du nouveau secondaire, tels l’éducation physique et sportive, l’éducation artistique et esthétique n’ont pas pour vocation uniquement de transmettre des savoirs, mais des savoirs susceptibles de réunir les jeunes haïtiens autour de défis communs au delà de leurs différences  sociales, religieuses et autres afin de promouvoir la mixité sociale. C’était déjà le sens de la campagne d’éducation civique « Nou Tout Sanble ».

    Finalement, quand un pays est plongé dans la misère, la précarité le chômage, il devient évident que les instincts individualistes, claniques prennent le dessus sur l’intérêt général et celui du pays. Pire, quand les institutions de la république, l’exécutif, le législatif, le judiciaire fonctionnent mal, les rapports sociaux en sont affectés. Plus que jamais, pour répéter Philippe Meirieu,  c’est, “L’école ou la guerre civile”. C’est donc la mission de cette nouvelle école de qualité pour tous de changer graduellement les mentalités, les rapport sociaux et incidemment les institutions la république.

    Pour cela, il faudra honorer le pacte national pour une éducation de qualité avec ses 7 engagements notamment, doubler le financement de l’éducation, bousculer les réformes touchant le curriculum, le développement professionnel des enseignants, la formation technique et professionnelle. Entretemps, il faudra aussi miser sur l’intelligence collective des acteurs clés qui doivent dans cette conjoncture s’accorder sur certaines réformes politiques, économiques et sociales urgentes. Bref, un nouvel appel pour la tenue de « l’assemblée générale des gouverneurs de la rosée » de Jacques Roumain en ces temps de grande confusion.

    source Le Nouvelliste

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  • L’opposition politique rejette l’appel à la trêve du MENFP L’opposition politique rejette l’appel à la trêve du MENFP

    La branche radicale de l’opposition qui réclame la démission du Président de la République Jovenel Moïse a rejeté l’appel du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle qui a sollicité une trêve afin de permettre aux élèves de boucler l’année scolaire.

    La branche radicale de l’opposition qui manifeste depuis plusieurs semaines pour exiger le départ du Chef de l’État Jovenel Moïse a rejeté l’appel à la trêve lancée par le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle et projette de manifester du dimanche 23 au mercredi 26 juin 2019.

    Cest ce lundi 24 juin que doivent débuter les examens officiels avec les épreuves de la 9ème année fondamentale.

    Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP), donne la garantie que toutes les dispositions ont été adoptées en vue de permettre le bon déroulement des examens officiels.

    Toutefois, le professeur Josué Mérilien, coordonateur de l’Union nationale de normaliens haïtiens (UNOH) et membre de la FOP (force de l’opposition progressiste) annonce 4 journées consécutives de manifestation à Port-au-Prince à partir de ce dimanche 23 juin.

    Il affirme que la réalisation des examens officiels dans ce contexte actuel de protestations est inopportune.

    Vant Bèf Info (VBI)

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  • Message du ministre MENFP, Pierre Josué Agénor Cadet… Message du ministre MENFP, Pierre Josué Agénor Cadet...

    Dans ce contexte particulier de troubles politiques, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor Cadet, a adressé un message rédigé en créole, à l’occasion des examens d’État qui débuteront le lundi 24 juin 2019. Dans ce message dont une copie a été acheminée à la rédaction de HPN en date du mercredi 19 juin, le titulaire du MENFP demande à la société tout entière concernée par la question de l’éducation, d’aider et de protéger les enfants à passer les examens officiels dans le calme et la tranquillité. Lire intégralement ce message ci-dessous.

    Mesaj minis ledikasyon an, Pierre Josué Agénor CADET, nan okazyon egzamen leta yo

    Maman ak papa pitit, elèv yo, pwofesè yo, direktè lekòl, mwen wete chapo m byen ba pou m salye nou tout nan okazyon egzamen leta yo k ap komanse lendi 24 jen 2019 la.

    Mwen salye espesyalman paran yo pou sakrifis yo fè pou akonpaye timoun yo, pou  voye yo lekòl, pran chimen lakonesans, wout limyè pou yo itil tèt yo demen ak sosyete a. Se pi bon envestisman nou te ka fè pou n ede timoun yo vanse e trase avni yo.

    Pwofesè ak direktè lekòl, mwen remèsye nou pou angajman nou, pou detèminasyon nou, pou bon jan zouti lakonesans nou bay timoum yo, pou prezans bò kote yo pou nou akonpaye yo malgre tout difikilte. Mèsi anpil pou travay sa a ki pa gen pri.

    N ap pwofite remèsye chofè kamyonèt, chofè taksi, polisye, brigadye eskolè, tout moun alawonnbadè ki bay sipò yo tou nan akonpaye timoun sou wout ledikasyon. M ap di nou tout mèsi anpil pou travay nou,  pou sipò nou.

    Mezanmi, timoun yo pwal nan egzamen leta apre anpil sakrifis paran yo ak leta fè pou timoun yo ka reyisi vi yo gras ak ledikasyon.

    Ledikasyon  konsène tout moun. Zafè ledikasyon, zafè lekòl se zafè nou tout. Tout sitwayèn, tout sitwayen, an n pèmèt timoun yo pase egzamen yo nan lapè, nan latrankilite. An n pwoteje tout sakrifis paran yo fè pou ledikasyon timoun yo.

    Nan non tout paran, pwofesè ak direktè lekòl, m ap mande tout manb nan sosyete a, kèlkilanswa kote w soti, ede e pwoteje timoun yo pandan yo pwal pase egzamen leta yo.

    Mwen di nou mèsi davans pou kontribisyon chak moun nan pèmèt egzamen leta yo byen pase nan enterè timoun yo ak sosyete a.

    M ap swete tout kandida yo nan egzamen leta yo, bon travay ak siksè !

    Mèsi anpil !

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  • Le MENFP lance un cri d’alarme afin de protéger le droit… Le MENFP lance un cri d’alarme afin de protéger le droit...

    Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a lancé un cri d’alarme afin de protéger le droit à l’éducation à travers un communiqué acheminé à HPN en date du dimanche 17 février 2019 par le Bureau de communication de cette institution étatique. Lire intégralement le communiqué ci-dessous.

    Profondément préoccupé par la perte de plus de 7 jours de classe en raison des commotions politiques, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) lance un cri d’alarme à tous les acteurs indistinctement, toutes les citoyennes et tous les citoyens pour la reprise des activités scolaires et la protection des intérêts de nos enfants et de l’école.

    Le MENFP rappelle que l’éducation est l’investissement le plus important pour l’avenir de nos jeunes. Tous les spécialistes en la matière confirment qu’il s’agit aussi d’un facteur clé pour la réduction de la pauvreté. Plus d’un reconnait que la fréquentation scolaire est un des éléments clés dans la réussite des élèves.

    Le MENFP en appelle donc à la mobilisation de toutes et de tous en vue de garantir le droit fondamental à l’éducation de nos enfants en leur permettant de reprendre le chemin de l’école en toute quiétude. Il y va de l’avenir de nos jeunes et de la nation.

    Lors de la Conférence mondiale sur l’éducation tenue à Incheon (Corée du Sud, 2015) qui a permis l’adoption d’un cadre d’action en éducation pour les 15 prochaines années, tous les représentants d’États et de gouvernements ont reconnu qu’il est indispensable que « l’éducation continue à fonctionner dans les situations d’urgence, pendant les conflits et dans les périodes qui les succèdent ».

    Laissons l’école en dehors de la politique et œuvrons ensemble pour que nos enfants puissent avoir accès à l’éducation en toutes circonstances.

    Source HPN

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  • Enquête sur des personnels non nommés dans les écoles… Enquête sur des personnels non nommés dans les écoles...

    Dans le souci d’une meilleure gestion des ressources humaines et en vue de résoudre définitivement le problème des personnels en situation irrégulière dans le système éducatif, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), a mis sur pied une commission d’enquête. Les enquêteurs qui se trouvent déjà sur le terrain dans les dix départements scolaires ont pour mission de recueillir les informations afin de procéder, après traitement des données collectées, à la nomination de tous ceux et de toutes celles qui le méritent, constate Haiti Press Network.

    Ce travail de collecte de données sur les personnels éducatifs en situation irrégulière se poursuit instantanément dans tous les départements, sans anicroches. Cette première étape de la démarche a même déjà pris fin dans de nombreux départements comme les Nippes, le Sud-Est et le Plateau central.

    Il s’agit en effet pour cette Commission de supervision de gestion des ressources humaines, de déceler les personnels en poste non encore nommés dans les écoles publiques, en vue de résoudre une fois pour toute ce problème récurrent dans le système éducatif en Haïti.

    Elles sont cinq équipes d’enquêteurs et deux équipes de superviseurs, coordonnées par le directeur de communication du ministère, M. Miloody Vincent, mobilisées dans le cadre de cette opération qui se fait à travers le pays.

    Elles recueillent les informations auprès des directeurs d’école publique concernant les enseignants et personnels administratifs en situation irrégulière. Un travail très méticuleux, observe l’Agence, encadré par des représentants du MENFP et des structures syndicales constituant les équipes d’enquêteurs et de superviseurs.

    D’après les responsables du ministère, cette enquête constitue un dossier majeur qui tend bien vers l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’éducation, notamment dans les écoles publiques.

    « Après environ 5 mille lettres de nomination émises par le ministre Pierre Josué Agénor Cadet dernièrement, l’on constate que des gens continuent à réclamer ça-et-là leur lettre de nomination. C’est justement dans le but de découvrir le vrai problème que le ministère a décidé de diligenter cette enquête. Nous voulons en finir », a déclaré aux Cayes aux micros de la presse, M. Vincent, lequel se montre d’ailleurs très optimiste quant aux résultats attendus dans le cadre de cette démarche. 

    Avis partagés

    Pour leur part, des directeurs d’école et des enseignants interrogés sur place, jugent opportune et importante une telle démarche du MENFP qui, pensent-ils, doit permettre enfin aux personnels qui travaillent sans être rémunérés, d’être pris désormais en compte par le ministère.

    « Je crois que c’est une démarche noble. Attendons que celle-ci apportera les résultats escomptés », espère Welch Jean Gardy, directeur de l’école nationale de Poirier (Sud). Ce dernier dit avoir beaucoup souffert de cette situation de personnels non nommés au sein de son établissement où, découragés, des enseignants le laissent travailler seul dans plusieurs salles de classe.

    Malite Dolné, est une jeune enseignante à l’école nationale de Torreau, située dans la localité de Durcis (commune de Torbeck-Sud). Elle a abondé dans le même sens. Elle qui offre ses services dans le système depuis quelques années sans recevoir un sou de l’État, dit espérer sortir sous peu de sa situation irrégulière par cette démarche du MENFP.

    « Imaginez la vie d’un enseignant qui donne tant de son savoir à des générations d’élèves qui ne cessent pourtant de l’outrager, alors que celui-ci n’a même pas les moyens pour payer un cireur de bottes. C’est écœurant. En dépit de tout, on tient. Je fais mon travail tous les jours comme il se doit depuis quelque trois ans », a renchéri Malite Dolné, l’air anxieux.

    De son côté, René Prévil Joseph, représentant du syndicat d’enseignants dénommé : FENATEC, membre d’une équipe de superviseurs, dit prendre part à cette démarche dans la mesure où il pense qu’elle va dans le sens des intérêts des travailleurs pour lesquels sa structure syndicale, ajoute-t-il, se bat sans relâche.

    « Au niveau de la FENATEC, nous pensons que ce problème de personnels non nommés dans le système constitue l’un des problèmes majeurs. Il représente un élément de blocage pour l’avancement du système », soutient René Prévil Joseph tout en souhaitant des résultats positifs découlant de cette démarche entreprise par les autorités compétentes.

    Comme aux examens!

    À l’instar des enfants passant des examens, des directeurs d’établissements scolaires s’asseyent tranquillement pour remplir les formulaires d’informations du MENFP sous les regards vigilants d’enquêteurs et de superviseurs avisés. Ces responsables d’école publique ont signé une note d’engagement, mentionnant avoir assumé toutes les conséquences qui pourraient découler au cas où les informations fournies se révéleraient fausses. 

    Rappelons qu’il a été décidé de créer cette Commission ad hoc de contrôle et de supervision de la gestion des ressources humaines dans les écoles publiques, dans le cadre des initiatives visant à améliorer la gouvernance du secteur de l’éducation.

    Ladite commission a pour mandat de constituer un dossier documenté sur tous les cas d’enseignants non encore nommés par département et par école afin de les proposer à la nomination aux autorités compétentes. 

    Texte : Alix Laroche

    alix.l@hpnhaiti.com

    Photo : Anderson Élien

     

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  • Bac 2018 : Les consignes du MENFP aux candidats Bac 2018 : Les consignes du MENFP aux candidats

    D’après un communiqué transmis à HPN, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) rappelle aux candidats du baccalauréat que les consignes suivantes seront d’application stricte, au cours de la période des examens du bac (réguliers et recalés), du 25 au 28 juin 2018. Lire les consignes ci-dessous.

    1- Tout candidat surpris en flagrant délit de fraude ou ayant un comportement répréhensible verra sa copie annulée et sera invité à laisser le local après qu’un procès-verbal aura été dressé. Le candidat fautif ne pourra pas participer aux examens pour une durée minimale de deux ans.

    2- Aucun candidat ne peut pénétrer dans un centre d’examens avec une arme, quelle que soit sa nature.

    3- Le port de l’uniforme est obligatoire pendant la passation des épreuves.

    4- L’usage des calculatrices programmables et de tout autre appareil de communication est formellement interdit.

    5- Les téléphones cellulaires sont formellement interdits dans les centres d’examens, sauf pour les responsables, au besoin. Ainsi, l’usage du téléphone est interdit pour les surveillants et les superviseurs.

    6- Tout candidat surpris en flagrant délit de fraude avec un téléphone cellulaire sera éliminé.

    7- Toute personne surprise en flagrant délit de fraude aux abords et/ou dans les centres d’examens sera mise aux arrêts et remise aux autorités judiciaires pour les suites légales.

    8- Il est interdit aux agents préposés à la sécurité des centres d’examens de pénétrer dans les salles d’examens.

    9- Personne ne peut avoir accès à un centre d’examens sans une autorisation spéciale des autorités centrales (Ministre, Direction générale, BUNEXE, Direction départementale).

    Source HPN

     

    Continue reading → D’après un communiqué transmis à HPN, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) rappelle aux candidats du baccalauréat que les consignes suivantes seront d’application stricte, au cours de la période des examens du bac (réguliers et recalés), du 25 au 28 juin 2018. Lire les consignes ci-dessous. 1- Tout candidat surpris en flagrant ...
  • 41 directeurs d’écoles convoqués par le MENFP… 41 directeurs d’écoles convoqués par le MENFP...

    41 directeurs d’écoles ont été convoqués par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour affaire les concernant. Les directeurs en question sont attendus au Bureau national des examens d’État (BUNEXE) les lundi 2 et mardi 3 avril 2018, suivant un avis signé par le directeur général du MENFP, Dr Meniol Jeune.

    Ces directeurs d’établissements scolaires sont en contravention avec le MENFP pour non-respect des procédures en matière de fonctionnement des écoles de la République.

    Il s’agit d’une convocation qui sera suivie d’éventuelles mesures rigoureuses contre ces responsables d’institutions scolaires qui n’ont jamais soumis, en dépit d’un appel du MENFP, les listes de formation de classe et de décision de fin de d’année, conformément aux règlements de l’institution.

    Il faut souligner que pour la majorité de ces écoles, les adresses demeurent inconnues. Dans la liste des 41 écoles figurent, entre autres, l’Institution pédagogique des Narcisses (Delmas) ; Grand collège Vision du monde (Delmas) ; Institution mixte Frères Désir (Arcahaie) ; Centre culturel de Montrouis (Montrouis) ; Institution de la nouvelle génération (Delmas) ; Centre d’études Constant (Inconnu) ; Collège de la dignité (Inconnu).

    Suivant les nouvelles mesures relatives aux examens d’État, notamment en ce qui concerne les listes de formation de classe et de décision de fin de d’année, il a été indiqué dans une note du MENFP rendue publique en janvier 2018, que tout contrevenant aux dispositions prises sera sanctionné avec la plus grande rigueur.

    Ainsi, il a été demandé à environ 450 directeurs d’établissements scolaires du département de l’Ouest de prendre toutes les dispositions nécessaires pour déposer, du 22 janvier au 2 février, les listes de décision de fin d’année académique (2016-2017) au local de l’Inspection générale du MENFP, situé à Musseau, Delmas 60 au # 8 de la rue Demesvar.

    Alix Laroche source HPN

     

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  • Le système éducatif haïtien, « défaillant » Le système éducatif haïtien, « défaillant »

    Haïti a un système éducatif « défaillant », qui ne répond ni aux besoins de l’élève, ni aux besoins d’Haïti.

    Cette affirmation est de l’ambassadrice française Elizabeth Béton Delègue, qui intervenait lors d’un colloque international de deux jours, débuté le jeudi 22 mars pour prendre fin le vendredi 23 mars 2018, et auquel a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

    « L’éducation est malade en Haïti et le mal est profond. Pas de gestion, ni de plan de carrière et de paiements réguliers des enseignants », poursuit-elle.

    Les ressources financières allouées à l’éducation dans le budget national sont insuffisantes pour cette année, souligne-t-elle.

    Elle estime que ces manquements rabaissent la profession d’enseignant en Haïti.

    Source Alter Presse

     

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  • Edupol lance la 4e édition du concours de génie … Edupol lance la 4e édition du concours de génie ...

    La police communautaire à travers Edupol, unité spécialisée de la Police nationale d’Haïti (PNH) a lancé, jeudi 15 mars, au palais municipal de Delmas, la 4e édition du concours de génie inter-scolaire réalisé avec le support du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) mais aussi d’autres partenaires, a constaté Haiti Press Network.

    Seize (16) écoles composées de douze (12) lycées et de quatre (4) collèges participent à ce concours instructif et divertissant. Les adversaires doivent s’affronter en mathématiques, physique, biologie, chimie, philosophie et la culture générale.

    Le premier match a mis face à face le lycée Jacques Roumain de Martissant et l’Institution Manitane de Saint-Luc. Il s’est déroulé en présence de l’ex-ministre de L’Éducation nationale, M. Nesmy Manigat, d’un représentant de l’actuel ministre, M. Emmanuel Bernard, des hauts gradés de la PNH, notamment le directeur départemental de l’Ouest, le commissaire Berson Soljour et d’un représentant de Vivario, organisme étranger qui supporte cette initiative depuis déjà trois ans. 

    Les gagnants recevront des primes comprenant, entre autres, bourses d’études, chèques de 100 000 et de 50 000 gourdes, ordinateurs, tablettes et autres cadeaux, a indiqué à HPN un agent de l’Edupol qui a surtout prodigué des conseils salutaires aux jeunes.

    Ce concours, selon les organisateurs, vise à encourager les élèves à s’intéresser à des activités saines, positives et bénéfiques à la société. Il a été mis sur pied pour empêcher aux jeunes écoliers et écolières de se jeter dans la débauche, la délinquance, l’oisiveté et de bien d’autres mœurs de nature négative en dehors des heures de classe.

    Au-delà des notions de civisme, de protocole, de vivre-ensemble et de savoir-faire inculquées aux élèves par l’Edupol aux heures de travail sur le terrain, cette activité qui promeut le culte de l’intelligence, invite les jeunes à la recherche et aux choses de l’esprit, a indiqué l’inspecteur Jimmy François, le responsable départemental de la Police communautaire/Edupol.

    Plaçant quelques mots au nom du ministre Pierre Josué Agénor Cadet, le représentant du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), M. Emmanuel Bernard a encouragé les élèves à participer avec plaisir à de telles activités qui, dit-il, se veulent porteuses d’idées saines dans la construction du pays tant rêvé.

    « Une telle activité offre aux jeunes la possibilité de faire valoir leurs talents, leurs capacités intellectuelles et leurs savoirs. Ce n’est qu’à travers le livre que les jeunes grandiront », soutient M. Bernard qui salue en passant l’Edupol pour avoir pris une telle initiative. 

    La police communautaire et sa cellule Edupol, spécialisée dans les interventions au niveau scolaire en qui concerne notamment la consommation de l’alcool, de la drogue, de l’école buissonnière, de la délinquance juvénile, a jugé bon d’entreprendre cette activité dans le souci de multiplier ses actions sociales afin de se rapprocher davantage de la population et de mettre les citoyens en confiance, précisent les intervenants au niveau de la police.

    Ces jeux éducatifs, véritable symbiose entre la police et la jeunesse, remarquons-nous, sont en effet une arène où se confrontent les idées, la connaissance, le savoir, l’intelligence et non pas la trivialité et la débandade entre écoliers et écolières.

    Rappelons que la troisième édition a été remportée par le collège Saint-Pierre qui s’est fait représenter à l’ouverture de la quatrième édition par un membre de la direction.

    Texte et photo: Alix Laroche

    Source HPN

     

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