Le diable dans nos provinces est peut-être le cancer

Le diable dans nos provinces est peut-être le cancer

Celui qui a « mangé » la soeur d’untel qui s’apprête à se venger d’un bec et des ongles est peut-être le cancer. Mais, pourtant, le type d’en face, qui hier ou avant-hier réunissait ses proches pour interpeller ses loas est le principal suspect ou, par pure coïncidence, l’ami proche qui vient de gagner à la loterie est l’indexé #1.

Depuis ses malaises, le soeur d’untel n’avait jamais vu un médecin, faute aux croyances de son entourage ou celle de la disponibilité d’une structure sanitaire près de chez lui. A bien entendre ses proches, tout indique qu’il souffrait d’un cancer, surtout que, quand ce dernier vous parle, il est déjà trop tard. Alors que, dans nos traditions, « mourir subitement » n’est jamais « simple ».

Par manque de circulation d’information et de désuétude du système sanitaire haïtien, Delira continue de délirer presque quotidiennement dans le monde rural haïtien pour un cancer ou n’importe quelle autre vilaine maladie.

Loin des comptes, on parle d’environ 12 mille cas de cancer révélés chaque année en Haiti. Les données concernant le pays sur le site web de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sont obsolètes. Très obsolètes.

Les efforts pour lutter contre cet assassin silencieux qu’est le cancer en Haïti sont surtout urbains, selon certains médecins. Infrastructure oblige, regrettent-ils. Le pays n’a qu’un seul scanner IRM et est dépourvu de toutes capacités de traitement par radiation. Qui pis est, environ, cent de nos sections communales en Haïti n’ont même pas un dispensaire.

La nature ayant horreur du vide, pour un décès ou pour une guérison supposée, certains de nos compatriotes n’ont que le doc de la superstition

Source HAITITIZNEWS