Manger du poisson deux fois par semaine protège des…

Manger du poisson deux fois par semaine protège des…

Des scientifiques américains confirment les bénéfices de la consommation régulière de poisson contre les maladies cardiovasculaires.

Manger régulièrement du poisson, et notamment du poisson gras riche en oméga 3, n’a pas seulement des vertus pour la mémoire. C’est aussi une façon de se protéger contre les maladies cardiovasculaires (infarctus, AVC, mort subite, maladie coronaire) et l’hypertension, vient de rappeler l’American Heart Association, organisme à but non lucratif engagé en faveur de la santé cardiaque. Prendre au moins deux repas à base de poisson par semaine a des bénéfices confirmés sur la santé, «surtout lorsqu’il remplace des viandes riches en graisses saturées susceptibles de boucher les artères», explique le Pr Eric B. Rimm, professeur de nutrition à l’école de santé publique T.H. Chan de Harvard (États-Unis) et directeur du comité de révision des recommandations nutritionnelles de l’AHA. Pour rendre leurs conclusions, les experts se sont appuyés sur des études scientifiques réalisées au cours des décennies 2000 et 2010.

Recommandations détaillées

L’impact de la présence de mercure dans certaines espèces de poissons n’est pas occulté. En effet, on retrouve des traces de ce métal lourd dans la plupart des produits issus de la mer, mais il est particulièrement présent dans les grands poissons comme le requin, l’espadon, le maquereau royal, le marlin, le thon. S’il est avéré que consommer du mercure expose à des problèmes neurologiques sévères chez les bébés et les jeunes enfants, chez l’adulte, les bienfaits de la consommation régulière de poisson, notamment pour la santé cardiovasculaire, l’emportent. «Surtout si l’individu varie les espèces consommées», précise le document publié le jeudi 17 mai dans la revue scientifique Circulation. En revanche, l’AHA ne conseille pas de prendre des compléments alimentaires d’oméga 3 pour prévenir les maladies cardiovasculaires, leur efficacité n’ayant pas été prouvée.

En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a également publié des recommandations détaillées sur la consommation de poisson, pour tous les profils. Ainsi, les personnes qui n’en mangent qu’une fois par semaine doivent privilégier les espèces grasses (sardine, saumon, maquereau, hareng, rouget, anchois…). À deux repas de poisson par semaine, on peut opter pour des espèces un peu moins grasses: la dorade, la truite, le bar, le turbot, le flétan, le brochet. Pour un troisième repas hebdomadaire (ou plus!), il est conseillé de choisir un poisson maigre type thon en conserve, colin ou lieu noir, cabillaud, merlan, sole, julienne, raie, merlu, lotte.

Attention, les bébés, jeunes filles et femmes enceintes doivent éviter de consommer les poissons accumulateurs de PCB, un perturbateur endocrinien, ainsi que l’espadon, le marlin, ou la lamproie.

  • Par   Pauline Fréour

http://sante.lefigaro.fr/

Santé v2

Related posts

Leave a Comment