Culture

  • La crise haïtienne et ses incidences certaines sur les fêtes… La crise haïtienne et ses incidences certaines sur les fêtes...

    Quand l’instabilité politique règne dans un pays, tous les autres secteurs ne sont pas épargnés. Les opérateurs culturels plongent dans une inquiétude sans borne car les fêtes de fin d’année sont incertaines.

    Alors qu’une crise perdure, les autorités haïtiennes peinent encore à faire montre d’une certaine lucidité pour enfin tirer la bonne conclusion.

    Cette crise qui sévit dans le pays inquiète tout le monde puisque depuis environ deux (2) mois des barricades sont dressées dans tous les recoins du pays. Des manifestations organisées un peu partout à travers le pays réclamant la démission du Président Jovenel Moïse.

    Les victimes collatérales sont nombreuses. En principe, sur une année civile le secteur culturel haïtien peut se pencher sur trois (3) grandes périodes pour entamer toute une série d’activités: le carnaval, la période estivale et surtout les fêtes de fin d’année. Ces périodes sont des moments clés pour les grandes activités culturelles en Haïti.

    Cette année, on se le rappelle bien, le carnaval national a été annulé en raison des troubles politiques, une décision qui n’a pas fait l’unanimité chez les musiciens. Si certains groupes musicaux parvenaient malgré eux à maintenir en demie teinte leurs tournées estivales, d’autres ont dû tout carrément annuler les leurs.
    Même s’ils sont nombreux les groupes musicaux qui résident en terre étrangère, les groupes locaux comme Kreyol La, Mass Compas, K-Niway ou encore Djakout  n’ont pas fait bonne recette.

    À environ un mois du début des fêtes de fin d’année, les promoteurs ne savent à quel saint se vouer. Oseront-ils organiser des grandes soirées à des prix exorbitants ? Est que ce que les mélomanes seront en mesure de payer les prix faramineux des billets? Est ce que les groupes qui résident à l’étranger comme Klass, Nu Look, Zenglen, Vayb, Kaï, entre autres, braveront ce danger sous peine de se faire victime? La police nationale, est elle en mesure de garantir la sécurité des gens après chaque bal? Les sponsors, pourront-ils continuer à supporter les promoteurs afin de réaliser leurs bals? Ce sont des questions pertinentes qui donnent du grain à moudre aux opérateurs culturels.

    Des musiciens qui sont eux aussi des pères de famille espèrent comme tous les autres pères de famille qu’une solution soit trouvée dans un délai record pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles.

    N’en parlons pas de la Noël qui est une fête chrétienne et païenne, mais la crise que connaît le pays risque d’éclipser cette fête que tout monde adore depuis l’enfance.

    N’en déplaise à plus d’un, mais nous sommes sur le point de connaître une période inédite dans l’histoire de la musique haïtienne. Nous risquons de ne pas pouvoir assister à un bal traditionnel cet hiver.

    Définitivement les jeunes n’ont plus de loisirs dans ce pays qui est malade jusqu’aux os. Pouvons-nous toujours penser à un changement radical qui favoriserait le secteur culturel? Depuis des lustres nous restons sur notre soif, or la situation se déprave.
     

    Me Richarson Bigot, Av. source Adduction MEDIA

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  • Le Kolektif Atis Angaje (KATAN) pour un départ immédiat… Le Kolektif Atis Angaje (KATAN) pour un départ immédiat...

    « Toute œuvre culturelle a une orientation politique. Ce qui signifie que les artistes ont une fonction politique importante dans la société. Nous, nous exigeons le départ rapidement de l’inculpé Jovenel Moise avant qu’il ne soit trop tard », lit-on dans une note du collectif d’artistes haïtiens engagés.

    Ce collectif d’artistes haïtiens engagés (environ une vingtaine de signataires) se positionnant sur la conjoncture actuelle explique l’orientation politique des œuvres culturelles soit dans le travail des artistes contribuant à fournir  des productions culturelles pour le pouvoir en place soit dans le fait de dénoncer les injustices et inégalités maquillées par les autorités en place.

    Ce regroupement d’artistes composés dont le comédien Jacques Adler Jean-Pierre, du Chanteur Guerchang Bastia et de Kébert Bastien a énuméré environ sept (7) raisons pour lesquelles Jovenel Moise devrait se retirer du pouvoir.

    L’implication du Président dans la dilapidation des fonds Petrocaribe selon la Cour des Comptes, le mensonge, les massacres dans nombreux endroits dans le pays, les conditions matérielles d’existence du peuple haïtien qui se dégradent, la mobilisation populaire sont autant de faits motivant la position des artistes du KATAN (Kolektif Atis Angaje).

    Les artistes engagés du KATAN plaident pour l’établissement d’un autre système après le départ de Jovenel Moise.

    Cette note du KATAN survient 48 heures après qu’un autre regroupement d’artistes avait revendiqué être du côté du peuple haïtien dans les rues réclamant un autre système.

    Godson LUBRUN source HPN

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  • Youssoupha au Parc Historique, un véritable triomphe Youssoupha au Parc Historique, un véritable triomphe

    Ce 5 juillet, au Parc historique, l’histoire d’amour à distance entretenue depuis quelque 15 ans entre le public haïtien et le rappeur Youssoupha s’est cristallisée en un moment où rien n’a été laissé de côté. Eh oui ! À ce concert des 5 ans d’Ayibopost, la star du rap français et ses guest stars locales nous ont bien gâtés. Retour sur le premier mégashow de cet été.

    Ayibopost confirme à l’occasion de ses 5 ans qu’il décide vraiment de faire autrement, même dans l’offre du divertissement en Haïti. À part la longue attente avant le début du concert, peu de chose était à déplorer au Parc le jour J. Pour un spectacle avec comme seul sponsor le public, le média en ligne a prouvé qu’il ne suffit pas d’ être plein aux as pour faire grand.

    C’est notre K-Lib bleu et rouge qui ouvre le bal. L’artiste, tout énergique, accompagné de ses deux partenaires de scène, revisite son répertoire que le public connaît bien. La consécration était sur plusieurs titres, notamment sur son méga hit « Boutèy anlè ».

    Pour Akoustik, lè sa bon di li bon. La bande à Joël Pierrevil et Elder Joseph n’a pas joué aux amuse-gueules ce vendredi au Parc historique. L’exploration de son jeune répertoire suivie d’un medley de ses coups de cœur reggae a été un très bon moment. Leur reprise brièvement de « Marijuana m nan solèy », un classique des années 2000, n’a pas du tout laissé le public indifférent.

    Le célèbre parolier BIC, lui aussi, nous a gratifiés d’un grand spectacle dans le spectacle. Côté musique, il nous a gâtés avec ses essentiels en live dont « Mèsi manman » et « Yon ti kalkil ». Il a confié sa passion pour Youssoupha qui est à quelques égards son pendant dans une autre sphère.

    La star internationale s’est amenée sur la scène en arborant un jersey des Grenadiers et empoigant notre bicolore. C’est la consécration du début à la fin. Youssoupha s’est donné entièrement. Il a pris la tangente par rapport à certaines stars internationales qui traversent l’océan juste pour servir 2 ou 3 titres de leur répertoire la plupart du temps pour un magot. La star d’ origine congolaise, elle, est généreuse. Il nous a fait danser sur « Dreaming », « M’en aller », « Par amour »… tout un chapelet de tubes. Il a rendu hommage à Kerry James et a déclaré son amour pour le hit « Se pa pou dat » de notre Alan Cavé national, comme il l’avait fait il y a quelque temps sur les réseaux sociaux.

    Il n’a pas versé non plus dans des discours tout faits, sans affect. Parmi ses confidences il y a son désir de visiter Haïti depuis ses débuts. Il a demandé  au public de l’aider à faire de ce concert le plus beau de ses 50 dernières  années ! Et Le Cher Public ne s’est point fait prier durant tout le show. Presqu’à chaque phrase des chansons, il a précédé l’artiste. Il a même suivi l’artiste dans sa loge à sa sortie de scène. 

    Youssoupha et le public haïtien se sont séparé sur une note plus que positive, c’est-à-dire celle de la satisfaction mutuelle d’avoir célébré un moment longtemps chéri. Un moment qui restera dans nos souvenirs longtemps encore.. 

    Chancy Victorin source Ticket Magazine

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  • « Le papillon rose » de Shadrack Desroches « Le papillon rose » de Shadrack Desroches

    « Le papillon rose » est l’œuvre de Shadrack Desroches. Ce petit bouquin, illustré par PAGL, fait partie de la collection « Livrets  Méthodistes». Il est composé d’images, de couleurs et d’écrits. Dans ce livre, l’auteur raconte l’amour d’un enfant pour un papillon rose.  Cet enfant, appelé André, capte une chenille dans une grande forêt d’Haïti et l’amène chez lui. Cette chenille va se transformer en papillon rose.
     Les papillons, avant d’avoir des ailes, apparaissent sous la forme de larves, appelées chenilles, qui ont un corps allongé, parfois  lisse ou d’autres fois velu. La chenille passe tout son temps à manger surtout des feuilles d’arbres et d’arbustes, pour se faire des réserves de nourriture. Elles ne mangent que des feuilles et sont donc herbivores. 
    André ne cacha pas à ses amis cet exploit qu’il a réalisé en amenant à son domicile un papillon rose. Toute l’école était au courant.

    Pour devenir des « papillons adultes », la chenille s’entoure du cocon, une enveloppe formée par un long fil de soie. À l’intérieur de ce cocon va se produire la métaphore, c’est-à-dire le changement de forme de la chenille vers une chrysalide puis en un papillon. Ainsi l’insecte se transforme en papillon rose. 
    André était content, mais sa joie était de courte durée. Le papillon rose s’échappe de la cage où il l’avait mis. Il prend son envol et se sauve. Un jour, il va même faire partie de la collection de papillon rose du président. Le papillon rose d’André s’est posé sur l’épaule du président alors qu’il prononçait un discours en plein air. Le président ordonna alors qu’on l’apprivoise. Son goût pour la garde du papillon rose le pousse à faire passer un communiqué pour trouver d’autres papillons roses, mais surtout des papillons de couleur rose et blanc.
    Le chagrin d’André était profond. Il était inconsolable. Ayant appris que le président a son protégé, il l’écrivit une lettre pour lui demander de le lui rendre. André veut récupérer son papillon rose. Quelle détermination ! 
    Le président a reçu la lettre d’André et lui a fait la réponse. Il lui dit que c’était bon signe qu’un papillon rose soit venu sur son épaule. « Ça allait porter chance au gouvernement  ». 
    Le Papillon rose, un livre amusant et éducatif pour les jeunes lecteurs. Il sera en signature à la 25e édition de Livres en folie le 20 juin prochain au parc Unibank, Tabarre.
    Shadrack Desroches, le Papillon rose, collection « Livrets  Méthodistes », 22 pages. 

    Daniel Jeanty,  Le Nouvelliste

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  • Des écrivains haïtiens demandent la démission de Jovenel Moïse Des écrivains haïtiens demandent la démission de Jovenel Moïse

    Plus d’une vingtaine d’écrivains et d’écrivaines plaident pour la réalisation du procès PetroCaribe. Ils font le constat des maux et des manquements qui rongent notre pays. Le tableau de nos malheurs qu’ils brossent est des plus sombres. Ils se disent favorables à la démission de Jovenel Moïse, déjà lâché par des secteurs vitaux de la société et dont la rue exige sans cesse le départ depuis dimanche. Port-au-Prince Post publie, ci-après, in extenso, leur lettre ouverte.

    LETTRE OUVERTE DES ECRIVAINES ET ECRIVAINS HAÏTIENS A LA NATION

    Citoyennes, Citoyens, 

    Nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont nous sommes gouvernés. De cela nous sommes tous convaincus aujourd’hui. Ce consensus puissant est porteur d’une vague qui s’est amorcée il y a quelques mois et qui ne s’arrêtera pas. Le spectacle dégradant que le Président de la République, le gouvernement et la majorité parlementaire donnent à la Nation et au monde est honteux. Nous vivons en direct la déroute d’un gouvernement dépassé, juste préoccupé à sauver ses privilèges et son butin mal acquis sur le dos de la Nation. 

    Nous sommes indignés. Mais c’est signe que nous sommes vivants et pugnaces. Cette descente aux enfers de la nation est la conséquence d’un système social basé sur l’exclusion et un trop-plein d’inégalités se traduisant en politique par une succession de régimes ou de tentatives autoritaires, loin de tous principes d’équité et de justice sociale. Nous n’en voulons plus.

    Nous saluons le courage des hommes et des femmes de ce pays, des jeunes en particulier qui refusant par milliers de baisser les bras, se battent contre l’obscurité qui veut nous recouvrir. Et la rue rebelle, incandescente, imprévisible, déverse sporadiquement ses coulées de rage et de frustration légitime à travers les villes. Criant : Nous n’en pouvons plus d’avoir faim. Nous n’en pouvons plus de souffrir de la négation de nos besoins élémentaires pendant qu’on nous dépouille. 

    Dans la vie de chaque peuple viennent ces moments où il doit engager son histoire et son destin. Il est venu le temps du changement. Nous unissons nos voix à celles qui demandent la démission du président de la République. Mais disons-le d’emblée, haut et clair, aucune transformation durable de notre société ne se fera sans que soient pris en compte les valeurs et les principes qui seuls peuvent assurer l’avènement d’une société plus juste, solidaire et fraternelle. 
    Aucune construction démocratique n’est possible en Haïti sans la réduction des inégalités, sans une nouvelle éthique et des moyens pour soutenir le service public dans la valorisation du bien commun. Aider à construire cette démocratie mais surtout croire que c’est une construction possible, tel est notre combat. Pour l’heure, il nous incombe de prendre les décisions qui s’imposent sans perdre davantage de temps, et dans l’union.

    L’union fait la force. Construisons-là cette union. Prenons au mot les propositions de nos représentants économiques et sociaux, religieux, communautaires, associatifs. Construisons un gouvernement d’unité nationale. Construisons une stratégie prioritaire de redressement de l’État de droit. Cela fait des lustres que nous  parlons de conférence nationale, d’états généraux. Mais rien de cela ne sera possible s’il n’y a pas de confiance autour de la table. Ayons le courage de dire tout haut là où le bât blesse. La méfiance, les jalousies, les rivalités, le marronnage, les soifs matérielles nous divisent et nous paralysent surtout. Construisons la confiance et la tolérance pour avancer  vers des solutions qui nous ressemblent et nous rassemblent. 

    Le premier acte susceptible de restaurer la confiance est la tenue légitime du procès PetroCaribe. Une étape essentielle dans notre processus de transformation. Petrocaribe sera le procès de nos douleurs que nous n’avons pas pu évacuer ensemble après le 12 janvier 2010. Ce sera le procès de tous les génocides éparpillés dans notre histoire, ces morts qui attendent que nous les libérions de notre mémoire endormie. Le procès Petrocaribe sera surtout l’occasion pour chaque haïtienne et chaque haïtien de s’interroger sur le rapport que nous entretenons avec le bien public, ce qui appartient à tous et est bon pour tous.  
    Et puis, préparons-nous à voter quand le temps viendra. Préparons-nous à voter dès aujourd’hui mais sur la base de politiques, de stratégies et de programmes d’intérêt national et local à l’édification desquels nous aurons contribué individuellement et collectivement, en particulier dans le cadre de nos organisations institutionnelles, professionnelles et communautaires.

    Le mot qui sauve aujourd’hui est ensemble. Nos jeunes l’ont compris. Le mot de la survie est relation. Relation entre les générations. Relation entre les quartiers. Relation entre les groupes sectoriels, sociaux et professionnels. Que les filles et les femmes d’Haïti continuent leurs avancées vers les territoires sociaux et politiques comme ces femmes au Soudan au cœur de la révolte contre un régime décrié. Ensemble sans fausse pudeur. Dépouillés de nos egos trop lourds pour nos vies.  Relation avec nos sœurs et frères haïtiens de la diaspora qui souffrent avec nous, qui veulent participer avec nous au grand chantier de reconstruction de notre société. Nous n’avons plus beaucoup de temps. Il n’est plus question de s’adapter vaille que vaille à un système qui ne fonctionne plus. Plus question de se taire et de faire semblant que les choses vont changer comme si cela allait de soi.

    Citoyennes et citoyens, 

    Nous écrivaines et écrivains Haïtiens voulons continuer d’être utiles à la nation en  maintenant vive la parole qui  alerte, questionne, critique et suscite la conscience critique. Nous voulons d’un État de droit pouvant nous garantir un vrai procès Petrocaribe historique. Nous voulons de vrais projets sociaux en faveur des populations vulnérables. Nous voulons des politiques publiques cohérentes favorisant la production nationale, l’investissement, l’éducation pour tous, les libertés individuelles, la liberté d’expression, la culture… Nous invitons chacun à jouer son rôle citoyen et à travailler à l’avènement de l’Haïti que nous voulons. 

    Coutechève Lavoie Aupont
    Guy Régis Jr.
    James Noël
    Néhémy Pierre Dahomey
    Marie Andrée Etienne
    Frankétienne
    Evelyne Trouillot
    Jean D’Amérique
    Lyonel Trouillot
    Dieulermesson Petit-Frère
    Barbara Prezeau Stefenson
    Gary Klang
    Kettly Mars
    Jacques Adler Jean Pierre
    André Fouad
    Yanick Lahens
    Gary Victor
    Béo Monteau 
    Jean-Robert Léonidas
    Verly Dabel
    Mirline Pierre
    Elsie Suréna
    Anthony Phelps
    Mehdi Chalmers
    Guy Gérald Ménard
    Eddy Toussaint Tontongi
    Faubert Bolivar
    Makenzy Orcel
    Stephane Martelly

    Source Port-au-Prince Post 

    Continue reading → Plus d’une vingtaine d’écrivains et d’écrivaines plaident pour la réalisation du procès PetroCaribe. Ils font le constat des maux et des manquements qui rongent notre pays. Le tableau de nos malheurs qu’ils brossent est des plus sombres. Ils se disent favorables à la démission de Jovenel Moïse, déjà lâché par des secteurs vitaux de la ...
  • 21e édition de Haitian Compas Festival : Prêts ? Partez ! 21e édition de Haitian Compas Festival : Prêts ? Partez !

    A quelques heures de la grande chaise musicale de la 21e édition du Haitian Compas Festival, prévue le 18 mai au cœur de Miami, Ticket s’intéresse aux déclarations à chaud de quelques-unes des têtes d’affiche. Vous apprendrez ci-dessous que certains sont prêts, d’autres pas… Vous ne manquerez pas non plus les zen et aveux surprenants qui se glissent au milieu de ces déclarations. Un cocktail à déguster sans modération.

    C’est avec Djakout , l’une des formations qui n’ont jamais raté une édition du festival, que nous entamons ce tour d’horizon. Le groupe, par l’organe de Roro, se dit prêt à affronter le stage de Miami ce 18 mai. « En 21 ans nous avons le training, nous développons même le réflexe de la scène au festival de Miami », affirme-t-il. Le batteur souhaite tout de même qu’on ne les place pas en dernier sur la liste comme c’est le cas depuis des années. « Plusieurs fois on n’a pas pu exécuter la moindre note, car quand on arrivait sur scène, le festival avait dépassé la durée qui lui était impartie. La faute n’était pas à nous mais à toute la logistique qui laissait à certains groupes le champ libre pour aller au-delà du créneau de leur prestation », raconte-t-il. À propos du festival qui se tient dans le contexte d’une année où il n’y a pas eu de carnaval, l’artiste admet que c’est une occasion pour les fans de rattraper ce moment de plaisir qu’ils n’ont pas eu en février. « On ne va pas sortir une méringue spécialement pour participer au festival, toutefois, comme c’est dans nos gènes, on garantira une ambiance digne d’un béton chaud au public !  », promet Roro.

    Au sujet de Shabba, qui est sous sanction, Marco, le manageur du groupe, rappelle qu’il est un membre fondateur de Djakout  ad vitam aeternam, mais que le percussionniste-animateur ne pourra pas performer au festival de Miami à cause de sa récente frasque.

    Vayb, en 2018 qui nous avait servi un bouillon réchauffé de Carimi, nous promet un show très Vayb en 2019. « Notre album était sorti un mois avant le festival ; par conséquent, on ne pouvait pas l’exploiter comme ça doit sur le stage, justifie le lead vocal et fondateur Michaël Guirand. Cette année ce sera un show très Vayb, car, depuis, l’opus a fait son petit bonhomme de chemin. Il a sa place dans le cœur du public. »

    Le chanteur dit aborder cette 21e édition avec un esprit positif. « C’est naturel, puisqu’on revient d’une tournée couronnée de succès en Haïti, La Réunion et Saint-Martin. On est comme quoi dans la bonne vibration », confie-t-il. Michaël encourage le public haïtien et tous les habitants de Miami à ne pas rater sous aucun prétexte ce rendez-vous avec le konpa, qui nous invite par la même occasion à célébrer notre drapeau, notre fierté, mais surtout qui nous permet de montrer notre pays sous son meilleur jour dans le contexte cosmopolite des Etats-Unis.

    Kreyòl La, lui, ne sera pas de la fête à cause du Visa P3 qui n’est pas délivré à temps. On le sait (du moins ceux qui effectuent des démarches d’obtention ou de renouvellement de visa pour la république étoilée) : les rendez-vous sont donnés à des dates lointaines. Malheureusement pour les fans de Kreyòl La en terre étrangère, leur groupe se trouve engoncé dans cette situation. En un mot, le visa P3 alloué aux artistes devant se produire aux Etats-Unis n’est pas délivré à temps. « On a le regret d’avouer qu’on ne participera pas au Haitian Compas Festival », annonce T-Jo. À ses fans là-bas la star demande de croiser les doigts, car leur situation sera réglée bientôt et ils pourront assurer des contrats là-bas. « Nous leur assurons que nous serons bel et bien au Labor Day Fest à New York en septembre », promet-il.

    « On leur réserve Nu-Look ! », lance tout de go Arly Larivière quand on lui demande de quoi sera faite sa participation au festival cette année. Pour lui, Haitian Compas Festival est l’occasion unique d’avoir tout le monde dans un même espace. « Les gens qui n’affectionnent pas les bals rencontrent ceux qui en sont très friands. C’est aussi l’occasion de sympathiser entre frères musiciens puisqu’en général on est chacun occupé de son côté », fait-il remarquer. Le festival, selon le chanteur, est aussi une opportunité pour vérifier la cote de sa musique. « Cette année, c’est une occasion pour nous de confirmer si la chanson “Cauchemar” est sur toutes les lèvres », ajoute-t-il.

    A tous nos compatriotes en Floride, Arly Larivière suggère de se vêtir de bleu et de rouge. Que ça soit en pantalon, en jupe, en t-shirt ou avec le drapeau lui-même, l’artiste encourage vivement ce dress code pour montrer combien on est fiers de célébrer notre drapeau, surtout que le festival a lieu le 18 mai même cette année.

    Chancy Victorin source Ticket Magazine 

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  • Collecte hétéroclite de pièces pour un musée rara à Léogâne Collecte hétéroclite de pièces pour un musée rara à Léogâne

    Vendredi saint ! La fièvre du rara s’apprête à prendre possession de la ville de Léogâne. Sur la place de l’église Sainte-Rose de Lima où trône la statue de la reine Anacaona, une tente portant modestement l’affiche « Musée Rara de Léogâne » (MURAL) attire l’attention.

    Dans cet habitat temporaire et déplaçable, à gauche, un portrait 30’’X 67‘’en pierre granuleuse grise de la reine Anacaona accueille le visiteur. À vue d’œil, on découvre le portrait de pierre granuleuse marron  de l’aventurier espagnol Christophe Colomb, côtoyé par une charrette  de  cannes à sucre. En face, s’imposent des objets rituels renvoyant au « demanbre », véritable lieu mystique du vodou.  À droite, exposés des pièces, des objets rituels et instruments de rara. Costumes de sambas, bambous, tambours, sifflet, lanp tèt gridap, tchatcha, fwèt kach, cornets artisanaux, entre autres, s’accordent dans ce chapiteau. Déjà, ce petit hall baigné de lumière, recouvert de toile entraîne le visiteur à explorer l’univers rara.

    «Le musée  rara expo présente un centre de documentation qui servirait d’archives aux générations présentes et futures », déclare  le Dr Jean Chenet Ulysse, président de l’Association touristique des Palmes de l’Ouest (ATPO). Ce dernier précise que la troisième édition de cette exposition, articulée autour du thème  « Origin ak Istwa rara », s’inscrit dans la démarche de la mise en place du musée rara de Léogâne. Ce musée, poursuit-il, répondra à un double objectif. D’une part, il renseignera les jeunes Léogânais sur la tradition rara, l’identité commune de la cité. Il s’agira, d’autre part, pour le touriste d’une activité transversale à côté des  grandes festivités traditionnelles. Par ailleurs, le natif de Léogâne indique que le musée permettra au visiteur féru de découverte de se faire une  idée  de l’art haïtien et de la  musique traditionnelle à travers les pièces exposées.

    La collecte des pièces

    « Nous collectons des pièces diverses : objets, images (dessins, photographies), archives (sonores, audiovisuelles, photographiques et papiers). Nous priorisons la collecte des objets qui nous appartiennent et qui reflètent notre identité. À titre d’exemple, nous réunissons des bambous qui datent de l’année 1800, des tambours, des costumes, des pièces sculpturales, des objets artisanaux (décoratifs et utilitaires). Toute une panoplie de pièces hétéroclites sont bienvenues pour concrétiser ce rêve cher. Nous avons recueilli de petits voiliers, une charrette, des barils grâce aux habitants de la commune qui ont compris le sens de notre démarche. Il nous ont fait don de différentes pièces», a confié le Dr Chenet.

    Le directeur général de Médic Haïti  précise que le musée rara est à son stade embryonnaire. Il dit reconnaître les obstacles sur lesquels bute le projet qui  nécessite d’importants débours. Mais le médecin croit disposer de trois éléments fondamentaux permettant à l’idée de prendre corps : la volonté, le savoir et le savoir-faire.

    Sachant que le rara est reconnu par l’UNESCO comme un patrimoine culturel, Chenet compte  solliciter des fonds auprès de cette organisation pour la mise en place effective du musée rara qui valorise cette grande fête traditionnelle.

    Elien Pierre source Le Nouvelliste

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  • Le rara, une festivité culturelle en déclin, regrette Erold Josué Le rara, une festivité culturelle en déclin, regrette Erold Josué

    Le rara, traditionnelle fête culturelle et populaire attire de moins en moins d’admirateurs. La ville de Léogane et certains endroits dans l’Artibonite seraient les seuls sites où cette fête célébrée pendant la période de Carême garde encore son charme.Le rara, traditionnelle fête culturelle et populaire attire de moins en moins d’admirateurs. La ville de Léogane et certains endroits dans l’Artibonite seraient les seuls sites où cette fête célébrée pendant la période de Carême garde encore son charme.

    Le rara connait un certain déclin ces dernières années. Cette observation soutenue par plus d’un est partagée par le directeur du bureau national d’ethnologie (BNE), Erold Josué.

    Ayant sa racine dans notre culture et particulièrement dans le Vodou, le rara est surtout pratiqué dans les « lakou » dans les milieux ruraux.

    Dès que le carnaval prend fin débute après le mercredi les cendres la période des festivités rara. Cette fête prenait son essor surtout au cours de la semaine sainte.

    Le rara autrefois drainant beaucoup de gens et des haitiens vivant dans la diaspora ne rataient jamais cet événement et rentraient au pays pour danser sa bande rara.

    Cependant, le rara perd de plus en plus de sa notoriété dans plusieurs zones rurales du pays. Seules la ville de Léogâne dans le département de l’Ouest et certaines localité dont la cours « Souvenance » dans le département de l’Artibonite qui gardent encore leur rang.

    Le directeur du bureau national d’ethnologie (BNE), Erold Josué rappelle que son bureau continuera à travailler pour faire connaitre les traditions populaires haïtiennes à travers diverses activités. Le houngan estime que la société est frappée par une crise identitaire. Comme autre facteur expliquant la perte de vitesse du rara, il évoque certaines attaques de quelques secteurs religieux contre le rara, symbole de notre culture.

    Il dénonce certaines croisades religieuses au cours desquelles des prédicateurs feraient croire à leur assemblée que certaines pratiques culturelles haïtiennes sont sataniques.

    Erold Josué plaide en faveur de la protection des traditions haïtiennes et renouvelle l’engagement de son bureau à poursuivre ce travail. Il rappelle l’importance du rara comme manifestation populaire dans les communautés et l’imaginaire haïtiens.

    Vant Bèf Info

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  • Yenniva Ménard, nouvelle étoile dans l’univers littéraire… Yenniva Ménard, nouvelle étoile dans l’univers littéraire...

    Comme dit le vieil adage français «Tel père telle fille». Son père Emmanuel Ménard est écrivain, auteur de plusieurs ouvrages dont le verbe du silence et bréviaire de citations. Yenniva fait partie d’une famille où les mots s’installent confortablement et où les verbes se conjuguent à tous les temps. Yenniva Ménard est l’auteure du dernier ouvrage titré «Je veux votre Mari». Un texte qui a vu le jour en 2016 pour la première fois sur le site de Ayibopost. Suites aux différentes remarques, elle a décidé d’approfondir le sujet et l’offrir au grand public.

    « Je veux votre mari», est un récit épistolaire de 12 lettres qui présente un échange entre une maîtresse audacieuse et une épouse assez singulière. Certains propos peuvent paraître choquants mais toujours à la limite du respect. 
    Ce n’est pas un livre qui prêche ou rejette l’infidélité des gens. Mais un livre plutôt neutre. 
    «Le but n’est pas que quelqu’un gagne. Je laisse le soin aux lecteurs de prendre leur position par rapport au déroulement de l’histoire», précise-t-elle

    Yenniva, une jeune très avisée!

    Yenniva est une jeune fille ordinaire, simple et très timide. Elle fait du micro son meilleur ami. Ce qui l’aide à devenir une très bonne oratrice. Ménard a été au Cours Privé de Raymonde Pierre et au Collège Marie-Anne pour ses études classiques. Et actuellement étudiante finissante en Sciences Juridiques à l’université Quisqueya. 
    Elle est l’une des rares écrivaines qui osent aborder des sujets qui paraissent tabous dans la société haïtienne. 

    Une amante du livre

    À l’âge de 14 ans, elle éprouve un amour démesuré pour les livres. «Les fleurs du mal» de Charles Baudelaire, c’est un ouvrage qui a marqué son adolescence et depuis lors elle s’est tournée vers les auteurs comme Pablo Neruda. 
    Elle n’imagine pas sa vie sans les livres. « Lire pour moi, c’est voyager et découvrir. C’est grandir aussi à travers des mots et des expériences qui ne sont pas les miens mais qui auraient pu l’être», ainsi définit elle la lecture.

    Son père Emmanuel Ménard est son premier modèle dans ce champ littéraire. Jean Racine avec son ouvrage Andromaque mais aussi l’audace de Guy Des Cars qui ne cessent de l’impressionner.

    Pour elle, le monde littéraire est le seul endroit où l’on peut tout dire. Où tout semble permis et également on vous accepte comme vous êtes. Lire c’est se nourrir quotidiennement 
    «Sincèrement, je lis beaucoup. Je pense que c’est le meilleur moyen de continuer à nourrir cette passion et aussi à développer ce talent qu’est l’écriture》déclare Yenniva Ménard, native de Port-au-Prince. 

    Elle s’accroche énormément à la poésie parce qu’elle dit plus qu’un roman. Et adore  beaucoup les romans d’aventures, policières et essaie de se retrouver à travers les récits épistolaires notamment les lettres de Madame de Sévigné

    Une écrivaine pleins de rêves

    Pour son ouvrage, elle souhaite qu’il fasse le tour du monde et qu’on le prenne comme une véritable référence. Une jeune qui veut dire non à l’hypocrisie et encourage les gens à assumer leur choix.«Je voudrais que la société cesse de parler à voix basse d’un sujet aussi présent et actuel autour de nous. Mais aussi que les personnes concernées puissent assumer leur choix », espère l’étudiante en sciences juridiques. 

    Du haut de ses 23 ans, elle veut marquer toute sa génération que ce soit par ses écrits ou autre. L’écrivaine encourage les jeunes à faire de la lecture leur boussole
    «Je leur dirai que lire, c’est le meilleur moyen de s’évader et de grandir. C’est également le chemin de forger l’esprit et de  faire face à la réalité»  Elle continue dans la même veines «Il faut tout faire avec passion et détermination pour qu’un jour ne pas simplement accomplir son rêve mais le dépasser», conseille-t-elle.

    Yenniva Ménard veut faire une carrière d’écrivaine et souhaite devenir avocate. Elle n’écarte pas aussi les sacrifices énormes à consentir. 

    Billy Gervé

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  • Le Carnaval National 2019 aura lieu aux Gonaïves Le Carnaval National 2019 aura lieu aux Gonaïves

    Pour une deuxième fois en 5 ans, la ville des Gonaïves accueillera le carnaval national. L’information est confirmée par le ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Michel Lapin. Le carnaval 2019 se déroulera autour du thème « Ann chita pale pou Ayiti », les 3,4 et 5 mars prochain.

    Le ministre Lapin annonce déjà que les 15 formations musicales produisant les meilleures meringues carnavalesques participeront au défilé des 3 jours gras à la cité de l’indépendance.

    Le titulaire du Ministère de la Culture et de la Communication en a profité pour présenter le plan d’action de son ministère pour l’année 2019. Il a cité notamment la réhabilitation de l’École Nationale des Arts (ENARTS), l’organisation de séances de formation en faveur des journalistes et l’établissement de partenariats avec les différents opérateurs culturels.
    Source LOOP

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