Education

  • Bourses d’Etudes 2020 offertes par Taiwan ICDF Bourses d’Etudes 2020 offertes par Taiwan ICDF

    L’Ambassade de Taïwan (République de Chine) en Haïti, informe que des bourses d’études intitulées « 2020 ICDF International Higher Education Scholarship Programs » sont offertes par Taiwan ICDF, aux étudiants haïtiens ayant un bon niveau d’anglais, désireux de poursuivre leurs études dans des programmes de licence, de maîtrise et de doctorat à Taïwan.

    Par ailleurs, le Bureau du Secrétaire d’État à l’Intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH), encourage les jeunes handicapés ayant le profil requis à participer au concours organisé pour déterminer les boursiers afin de saisir cette nouvelle opportunité.

    Pour plus d’informations visitez le site de l’Ambassade de Taïwan : www.taiwanembassy.org/ht_fr/post/1928.html

    Inscription en ligne sur : www.icdf.org.tw/ct.asp?xItem=12505&CtNode=30491&mp=2

    Date limite inscription 1er mars 2020

    HL/ HaïtiLibre

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  • L’opposition modifie ses positions : Youri et André Michel… L’opposition modifie ses positions : Youri et André Michel...

    Des leaders de l’opposition radicale se prononcent en faveur de la reprise des activités scolaires. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le porte-parole de l’opposition radicale, Maître André Michel a annoncé un changement de stratégie: plus de manifestations les jours de semaine.

    Sur Twitter, le sénateur Youri Latortue a invité les écoliers des Gonaïves, sa ville natale où les forces de l’opposition viennent d’empêcher au président Jovenel Moïse de se rendre pour célébrer la fête de l’indépendance, à se rendre à l’école. « Gonaiviennes, Gonaiviens, Je suis fier de votre courage. Le 6 janvier nos enfants iront à l’ecole, cependant la mobilisation continue chaque week-end.  Bonne année de combat. Votre détermination est un exemple », a écrit le Sénateur de l’Artibonite sur Twitter.  

    Contacté par le journal en début de soirée, l’élu de l’Artibonite a indiqué qu’il souhaite que le nouveau calendrier scolaire soit respecté. Toutefois, il assure que les mobilisations contre Jovenel Moïse vont se poursuivre en week-end. 

    Sans faire d’auto critique des actions de l’opposition ces derniers mois qui ont gravement perturbé toutes les activités, particulièrement les activités scolaires, le sénateur Latortue a déclaré: « Il est important d’encourager la reprise des activités scolaires car les enfants ont passé beaucoup de temps sans se rendre à l’école. Nous n’allons pas abandonner la mobilisation. Je pense qu’à certain moment l’école aussi pourrait participer dans la mobilisation. Pour le moment il faut respecter le calendrier scolaire et maintenir la mobilisation en week-end », a fait savoir Latortue. Questionné sur ce soudain intérêt de l’opposition pour l’école, le sénateur Latortue a indiqué qu’il n’y a pas d’autres choix. « Il y avait une mobilisation à outrance. Parce que nous n’étions pas d’accord avec la gouvernance de Jovenel Moïse. Cependant, le fait que la mobilisation ait duré et la population nous demande cela (la reprise des activités scolaires), nous n’avons pas d’autres choix. En dépit de cette accalmie, la population exige toujours le départ de Jovenel Moïse », a fait savoir Latortue. 

    D’un autre côté, le fer de lance de l’Alternative consensuelle pour la refondation d’Haïti, André Michel, a fait une déclaration similaire qu’il a largement partagée sur la messagerie WhatsApp. « Il faut que les enfants du peuple reprennent le chemin de l’école le 7 janvier prochain sur tout le territoire national. Nous ne voulons pas qu’ils ratent l’année scolaire. Il faut que l’Etat prenne des dispositions pour garantir la sécurité, payer les professeurs, et d’autres dispositions pour la ré-ouverture des classes. Les lycées, les écoles nationales, les collèges, tous les établissements scolaires, doivent rouvrir leurs portes. On ne va pas permettre à Jovenel Moïse de faire en sorte que les écoliers ratent l’année scolaire. Les manifestations pour forcer le départ de Jovenel Moïse vont s’organiser les vendredi, samedi et dimanche, et aussi au cours de la nuit », a-t-il déclaré.

    Ces deux déclarations survenues au début de l’année 2020 font suite au premier discours de l’année du président Moïse. Grande première de sa présidence le chef de l’Etat a reconnu s’être trompé sur certains points particulièrement en ce qui concerne sa promesse de donner de l’électricité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sur toute l’étendue du territoire. 2019 était le délai imparti et on est loin de la réalisation de la promesse. 

    L’opposition vient-elle aussi de se rendre compte qu’elle s’était trompée dans certains de ces choix de luttes ?

    Jean Daniel Senat Source Le Nouvelliste

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  • Le ministre de l’éducation dénonce la politisation de l’école Le ministre de l'éducation dénonce la politisation de l'école

    Le ministre de l’éducation nationale, Pierre Josué Agénor Cadet, appelle à une dépolitisation de l’école. Lors de la cérémonie de lancement de l’année scolaire 2019-2020 à l’école nationale de Frères, ce lundi 9 septembre 2019, M. Cadet a insisté sur la nécessité pour les acteurs politiques et les hauts fonctionnaires de dépolitiser l’école.

    Il dénonce notamment les créations d’écoles et les nominations d’enseignants par des parlementaires. L’école est pris en otage par des membres de la classe politique et des parlementaires, s’insurge le ministre de l’éducation.

    Alors qu’il doit prochainement quitter ses fonctions M. Cadet assure avoir obtenu le meilleur bilan de ces 10 dernières années. En dépit des difficultés économiques et de la crise politique M. Cadet insiste sur la nécessité de s’assurer du bon fonctionnement du système éducatif.

    Il soutient qu’il a été confronté à un système gangréné par la corruption expliquant avoir nommé plus de 9 000 enseignants afin de corriger les dérives des parlementaires dans le secteur éducatif. En dépit de tout il y a des revendications pour la nomination des professeurs dans les salles de classes.

    Le système éducatif qui compte 240 lycées et 2 800 écoles fondamentale peut fonctionner avec 28 000 enseignants, indique M. Agénor révélant qu’il y a plus de 35 000 enseignants.

    LLM / radio Métropole Haïti

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  • Des enseignants du secteur public manifestent dans les rues Des enseignants du secteur public manifestent dans les rues

    Plusieurs dizaines d’enseignants membres des associations syndicales ont investi les rues à Port-au-Prince et dans diverses villes de provinces, lundi, à l’occasion de la rentrée scolaire, a constaté Haïti Press Network.

    « Les enseignants ne vont plus travailler pour treize mille gourdes de salaire mensuel.  Il faut une seule école pour tous », lit-on sur les pancartes brandies par les protestataires qui ont parcouru plusieurs rues de la capitale ce lundi matin.

    Les protestataires ont critiqué le comportement du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) démissionnaire qui, durant son passage au ministère, n’a pas aidé à l’amélioration des conditions de vies des enseignants.

    D’un autre côté, les protestataires exigent une meilleure gestion du Fonds National de l’Education (FNE). « Le FNE ne passera pas comme les Fonds Petrocaribe », s’insurgent les enseignants protestataires.

    Ce mouvement de protestation a été lancé par les organisations syndicales telles la CNEH, la FENATEC, l’UNNOEH et l’UNNOH.

    Programmée pour ce 9 septembre 2019, la rentrée des classes a été un échec total dans divers établissements visités dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Quelques élèves en nombre insignifiants ont été remarqués dans certaines salles de classe de quelques établissements mais les enseignants ont brillé par leur absence. 

    GL – HPN

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  • MENFP dénonce la maison d’éditions Henri Deschamps… MENFP dénonce la maison d'éditions Henri Deschamps...

    Le ministre démissionnaire de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor Cadet a dénoncé, mercredi, la maison d’éditions Henri Deschamps de vouloir monopoliser le marché en ce qui concerne la subvention des manuels scolaires.

    Alors que la rentrée des classes 2019-2020 est à environ quatre jours, nul parent ne sait encore où aller pour trouver les manuels subventionnés habituellement par l’État.

    Aucun contrat n’est encore signé entre l’État et la maison Henri Deschamps, selon le directeur général de cette maison d’éditions, Peter Frisch qui se plaint du retard de l’État. Toutefois, ce dernier informe avoir reçu le 29 août dernier une lettre du MENFP mentionnant seulement 16 titres subventionnés cette année.

    Selon le responsable de la maison Henri Deschamps qui se plaint de cette quantité jugée peu, les parents ne pourront se procurer de leur liste, que très peu des livres que les écoles demandent dans les sacs des enfants.

    Côté parents, les grognes ne manquent pas quant à ce grand retard accumulé dans la subvention de manuels scolaires. Pourtant, reprochent-ils,  le ministère de l’Éducation nationale demande à travers un spot radiodiffusé, à ce que la rentrée soit effective le lundi 9 septembre per fas et nefas, tel qu’il est prévu dans le calendrier scolaire.

    Interrogé principalement sur cette question de subvention par radio Caraïbes, le ministre Pierre Josué Agénor Cadet a accusé la maison Henri Deschamps de jouer un jeu de coquin depuis l’année dernière.

    D’après le ministre, toutes les autres éditions ont déjà signé le contrat, alors que la maison Deschamps qui malheureusement, déplore-t-il, a doublé les prix des manuels cette année, refuse de signer son contrat, rien que de vouloir empocher tous les fonds disponibles à cette fin.

    « La maison Henri Deschamps qui a déjà signé avec le MENFP pour plusieurs lots d’ouvrages qui vont être distribués en dotation, n’a pas dit la maladie qu’elle souffre. Deschamps fait des manœuvres pratiquement chaque année pour essayer d’empocher tout l’argent disponible dans cette affaire de subvention. Ces méchants de ce pays ne veulent que monopoliser le marché. La nation doit le savoir », a dénoncé le ministre Cadet qui paraissait très en colère.

    À rappeler qu’en juillet dernier, lors d’une rencontre avec la presse à Delmas 83, le ministre Cadet avait informé de la disposition d’une enveloppe de 700 millions de gourdes pour la subvention de manuels scolaires. Une somme que beaucoup de personnes avaient jugé peu par rapport à la quantité de parents à moyens faibles qui auraient besoin de cette subvention.

    Alix Laroche Source HPN

    alix.l@hpnhaiti.com

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  • 76 ex-prostituées changent de vie 76 ex-prostituées changent de vie

    A l’initiative de l’Association « Fanm Kore Fanm », une organisation à but non lucratif, 76 femmes de catégories d’âges différentes, ont décroché ce vendredi leur diplôme d’études professionnelles. La cérémonie s’est déroulée dans un hôtel à Pétion-Ville. Composées en majeure partie d’anciennes travailleuses de sexe, ces femmes viennent de boucler une formation de deux (2) ans basée sur les disciplines comme la cosmétologie, la couture, la pâtisserie et la cuisine.

    La cérémonie de graduation de la première cohorte de ces jeunes femmes professionnelles s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités politiques.

    Invitée à prendre la parole en la circonstance, la Sénatrice du Nord Dieudonne Luma Étienne a félicité les récipiendaires pour avoir appris durant deux années, des disciplines comme l’art culinaire, la cosmétologie, la couture pour ne citer que celles-là.

    Selon Dieudonne Luma Etienne « l’acquisition de ces nouvelles connaissances est non seulement une arme redoutable dans le combat qu’elles auront à mener au quotidien pour affronter avec dignité les défis de la vie, mais également celui pour l’émancipation de la femme haïtienne. »

    L’ancienne Première Dame de la République, Sofia Saint-Rémy Martelly, marraine de la promotion, dans son intervention, a mis l’emphase sur l’inclusion sociale des femmes haïtiennes. La responsable de la Fondation Rose et Blanc se dit être engagée aux côtés de l’Association Fanm Kore Fanm (AFKF) à accompagner les nouvelles graduées dans le processus de leur autonomisation.

    Ce programme de réinsertion sociale des femmes marginalisées et des ex-professionnelles du sexe a été initié, il y a de cela deux ans par le Centre Professionnel Fanm Kore Fanmi, l’Association Fanm Kore Fanm en partenariat avec Opération Underground Railroad.

    Vant Bèf Info (VBI)

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  • Des directeurs d’écoles auditionnés au parquet de P-au-P… Des directeurs d’écoles auditionnés au parquet de P-au-P...

    Audition de plusieurs directeurs d’écoles, ce vendredi 23 août, par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me. Paul Eronce Villard, sur l’augmentation abusive des frais scolaires. Cependant, rien n’est sorti sur une possible réduction des frais scolaires au niveau des écoles privées.

    Le commissaire du gouvernement de port-au-Prince, Me. Paul Eronce Villard a auditionné, ce vendredi 23 août, des directeurs d’écoles suite à des plaintes déposées autour de l’augmentation abusive des frais scolaires en violation à la loi *Bastien » sur les frais scolaires.

    Des écoles, entre autres, l’Institution Académie Chrétienne, les Institutions Fille de Marie, Saint Louis de Gonzague, Mère de Bourdon, Sainte Trinité ont répondu à l’invitation.

    Le collège BIRD qui n’a pas répondu à l’invitation et devrait y répondre le jeudi 29 août prochain, selon le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Il annonce une prochaine séance d’audition pour le vendredi 30 août concernant des nouvelles plaintes enregistrées.

    Paul Eronce Villard s’est réjoui suite à des ententes trouvées pour la réintégration de plusieurs élèves exclus abusivement dans ces écolés à cause des altercations entre des parents et des directeurs d’écoles sur l’augmentation abusive des frais scolaires.

    Me Villard demande au Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle d’asumer pleinement ses responsabilités afin de faire appliquer la loi sur les frais scolaires.

    Vant Bef Info (VBI)

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  • Examens d’État : résultats du bac traditionnel, 40% … Examens d’État : résultats du bac traditionnel, 40% ...

    Le ministère de l’Éducation nationale de la Formation professionnelle (MENFP) a, dans un communiqué rendu public en date du jeudi 22 août 2019, informé de la publication des résultats des examens du bac traditionnel pour l’Ouest, le Sud-est, le Centre et les Nippes.

    D’après le communiqué, suivant les données communiquées par le Bureau national des examens d’Etat (BUNEXE), le taux de réussite pour le département de l’Ouest est de 40,19 %, soit 11 186 candidats admis sur  27 830 participants. 12 063 candidats sont ajournés. 

    Pour le Sud-est, sur 2 463 participants, 1 017 candidats sont admis, soit un taux de réussite de 41, 29 %. 1 186 candidats sont ajournés.

    En ce qui concerne le Centre, le taux de réussite est de 57, 58 %, soit 2 379 candidats admis sur 4 132 participants. 1 706 candidats sont ajournés. 

    Pour les Nippes, sur 731 candidats, 401 sont admis, soit un taux de réussite de 54, 86 %. 298 candidats sont ajournés.

    Les responsables d’établissements scolaires sont invités à retirer le palmarès de leur école à la Direction départementale d’éducation (DDE) de leur zone respective.

    Les résultats des autres départements seront communiqués incessamment.

    AL source HPN

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  • Réussir par l’éducation financière, c’est possible Réussir par l’éducation financière, c’est possible

    Maîtriser des notions d’éducation financière dès son plus jeune âge permet de développer de saines habitudes en matière de consommation. Un groupe de jeunes participant à un programme de Mentoring ont été sensibilisés autour de la question lors d’une séance organisée le samedi 3 août 2019.

    Ils étaient plusieurs dizaines de jeunes à avoir pris part à la deuxième séance du programme de Mentoring « Frère Serge Larose » organisé dans les locaux de l’institution Saint Louis de Gonzague à Delmas.

    Après l’économiste Pierre Marie Boisson qui, pour la première séance (le samedi 27 juillet), avait partagé son expérience au sein de la Sogesol insi que l’histoire et le parcours de cette entreprise, c’est Nonais Dérisier de la KOTELAM qui intervenait ce samedi 3 août.

    Son exposé était basé sur les valeurs de l’éducation financière que l’entreprise inculque aux jeunes à travers le programme de la « Caisse scolaire ».

    Il s’agit, a-t-il fait savoir, d’une reproduction ou simulation de la caisse populaire dans un établissement scolaire. 

    Les élèves de chaque classe travaillent ensemble sur un projet commun et économisent tout au long de l’année scolaire, de manière à pouvoir financer sa réalisation.

    Le programme met à leur disposition des cadres de la caisse populaire qui forment les jeunes participants en élaboration et en gestion de projet. Ils sont aussi initiés à la question du budget.

    S’ils apprennent tôt à économiser, devenus adultes, ils seront des consommateurs plus responsables et raisonnables, a dit M. Dérisier

    Ce programme aide aussi les jeunes à développer le sens du leadership, les initie au mouvement coopérative et leur permet de développer de saines habitudes financières, précise-t-il.

    Le programme de Mentoring « Serge Larose » est mis en œuvre par la fondation STO et le projet baptisé « Inisyativ 5×4.

    Vant Bef Info (VBI)

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  • Rupture: 54 584 élèves au nouveau baccalauréat… Rupture: 54 584 élèves au nouveau baccalauréat...

    Dans ce pays connu pour sa grande résistance au changement, le baccalauréat unique et la généralisation graduelle et encadrée des programmes du nouveau secondaire, filière d’enseignement général, démontrent que les réformes indispensables sont toujours possibles et qu’il est aussi temps de lancer le baccalauréat professionnel, comme prévu.

    En effet, 4 ans après la mesure prise en 2015, ils seront 54 584 élèves haïtiens à passer cette année la première grande épreuve nationale du nouveau secondaire, où la littérature haïtienne d’expression créole, l’éducation à la citoyenneté, l’économie entre autres… côtoient désormais la littérature française au secondaire. Beaucoup reste à faire, surtout en l’absence de la Commission nationale de réforme curriculaire (CNRC) dont les travaux ne se sont pas poursuivis, mais c’est la première grande étape précédant le lancement des travaux pour la finalisation des documents des autres filières donnant accès par exemple à un baccalauréat professionnel en passant notamment par les lycées techniques. Toutefois ce nouveau curriculum, qui mérite des adaptations constantes et des moyens bien plus importants, ambitionne de réduire l’échec scolaire, de conduire à apprendre autrement, à l’ère du numérique et de mieux préparer aux nouveaux métiers et enjeux contemporains. En dépit de l’absence d’un financement dédié et dans un pays en crise occasionnant une année scolaire avec peu d’apprentissage réel, cette première cohorte du secondaire passera les épreuves du bac unique. Bref, en 2021, les classes traditionnelles de « rhéto » et de « philo » auront totalement disparu, laissant la place au secondaire 3 (il y a eu des examens anticipés de français pour les élèves du secondaire 3 cette année) et 4, sans oublier la nécessaire réduction de 13 à 12 années de scolarité.

    La fin du vieux baccalauréat français en Haïti

    C’est tout un pan de la cathédrale de l’école française du XIIIe siècle exportée dans toutes les colonies incluant Haïti qui est en train de s’effondrer. Une grande rupture avec les classes traditionnelles de « rhétorique » et de « philosophie » du secondaire, véritables survivances de cette école française des XVIIIe et XIXe siècles, où les arts oratoires, la littérature, la philosophie, la culture  grecques, latines  et françaises jouaient un rôle fondamental. En France, dès 1880, les lois de Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique,  trace les voies de la nouvelle école française, cette fois  laïque et républicaine, mettant fin au plan d’études «Ratio studiorum» des jésuites ainsi qu’à ceux des collèges « oratoriens » qui priorisaient le latin. Ce n’était pas sans résistance car, 50 ans plus tard soit en 1939, on ne comptait qu’environ 9 000 bacheliers reçus dans un pays de 42 millions d’habitants.  Professeurs et parents sont restés longtemps farouchement opposés à une école de la promotion du plus grand nombre,  pour ne pas noyer la distinction que confère à leurs enfants jadis le latin et bien plus tard la maîtrise du français, bref, le titre de bachelier. D’ailleurs, l’introduction des sections modernes à côté des humanités en 1902 était dénoncée comme des « vulgarités » par les puristes ; ne parlons pas des filières techniques. 

    Une histoire aujourd’hui bien lointaine, car cette école qui ne laissait réussir que moins de 5% des élèves avant Jules Ferry dans les années 1880 voit 90% des bacheliers réussir ces dernières années, même si des ajustements se poursuivent sans cesse, et aujourd’hui encore avec la réforme du baccalauréat allégé de l’actuel ministre français Jean-Michel Blanquer. Partout, ce vieil examen du secondaire est en train de subir des modifications profondes. Le Costa Rica va encore plus loin en annonçant l’élimination de son baccalauréat en 2020 qui sera remplacé par d’autres types d’épreuves pour mieux tenir compte des nouveaux défis de cette génération.

    Les 12 mesures de 2014 dans le sillon de la réforme Bernard

    En Haïti, les responsables publics, renforcés par les religieux français arrivés à travers le concordat de Damien de 1860, ont maintenu quasiment intacts l’état d’esprit de ce baccalauréat, en dépit des réformes de l’école en France. Même en supprimant le grec et  le latin et en intégrant quelques  nouvelles matières scientifiques, la classe de rhétorique est demeurée dans son essence « l’art de bien parler le français» à côté des mathématiques, physique, chimie, sciences naturelles, et la classe de philosophie « l’art de bien penser en français», mais en réalité accessibles à très peu.

    Il a fallu attendre le projet du ministre haïtien Joseph C. Bernard, au début des années 1980, pour  remettre en question véritablement l’esprit de cette école élitiste qui a façonné le système éducatif et auquel certains s’accrochent encore. Tout comme Jules Ferry avait fini par imposer un siècle plustôt que la prédominance de la langue française dans l’enseignement,  le ministre haïtien de l’Éducation Joseph C. Bernard a initié sa propre réforme, un siècle après, en 1982 en  introduisant le créole comme langue d’enseignement et langue d’apprentissage.  Il avait même tenté, sans succès, de supprimer l’ancien certificat d’études primaires français, arguant pour un nouveau socle de compétences obligatoires de 9 années de scolarité et proposé un secondaire à la fois  littéraire et professionnel.

    30 ans plus tard, la société haïtienne n’a pas bougé, tandis que moins de 7% des élèves inscrits en maternelle parviennent et réussissent cette fameuse classe de philosophie. Alors que la planète pratique une épreuve unique de fin d’études secondaires, avec plus ou moins des variantes d’examens anticipés et continus,  l’élimination des examens officiels et du diplôme d’État dans la classe de rhétorique parait  aux yeux de certains un sacrilège aux lois impitoyables du tri élitiste, lequel tri repose uniquement sur le filtre peu fiable que sont en général ces fameux examens d’État.  À ce sujet, il  est intéressant de constater à quel point d’excellents rappeurs, slameurs haïtiens maîtrisent l’art du discours, c’est-à-dire l’esprit des mots, la persuasion, l’éloquence, la dialectique et l’esprit critique en créole, certaines fois en anglais aussi, alors qu’ils ne réussiront jamais à passer l’examen de baccalauréat traditionnel sans une certaine maîtrise du français.

    Apprendre autrement à l’ère du numérique et des nouveaux métiers

    Aussi, il était temps, à travers ces 12 mesures,  de bousculer ce vieux système qui perpétue l’échec scolaire en commençant par le projet de généralisation du curriculum du préscolaire et l’évaluation diagnostique des apprentissages en créole, français, math, dès le 4e année fondamentale afin de repérer, plus tôt, les difficultés d’apprentissage et mettre en place les dispositifs pédagogiques les plus appropriés. Le Pacte national pour une éducation de qualité, non honoré jusqu’à présent, visait un investissement additionnel qualitatif pour la formation et le développement professionnel des enseignants et pour que nos élèves disposent très tôt de l’environnement adéquat leur permettant d’être réellement acteurs dans leur apprentissage, contrastant avec le « parcoeurisme » de l’élève passif.

    Quant au nouveau curriculum du secondaire rénové,  il est perfectible, mais ces nouvelles matières s’avèrent déjà plus adaptées aux défis actuels de la société haïtienne. Le MENFP gagnerait à mobiliser les écoles qui ont déjà pris une longueur d’avance dans cette rupture pour appuyer celles encore en difficulté dans cette transformation, avec aussi le support des Universités publiques en région et des partenaires universitaires disponibles.  L’autre défi consiste à décloisonner ces matières, notamment au moment de la formation des enseignants,  afin que ces élèves, peu importe les séries choisies, soient mieux préparées à exercer les métiers actuels et à participer aux solutions des problèmes complexes du pays. En tout état de cause, il est inacceptable que les moins de 10% qui réussissent au baccalauréat traditionnel après 13 ans de scolarité n’aient véritablement aucun diplôme conduisant à un métier et soient obligés de poursuivre à l’université, sans toutefois être bien préparés à réussir. Ces nouveaux bacheliers devraient avoir, une plus grande maîtrise des enjeux de citoyenneté responsable, une meilleure appréciation de la réalité du marché du travail, une plus grande culture numérique, sans oublier une plus grande opportunité de maitriser les deux langues officielles (créole, français).

    Toutefois, il est important que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle avance avec l’agenda technologique, les lycées 2.0, les bibliothèques traditionnelles et numériques, facilitant sur son site ou des sites partenaires la mise à disposition de livres numériques et autres supports (video) gratuits pour enseignants et élèves. L’appui de l’AFD disponible en ce sens peut encore être optimisé. Par ailleurs, pour accompagner ces transformations, il est vivement indiqué que l’Office national du partenariat en éducation (ONAPE), l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (IGAENF), la Commission nationale de réforme curriculaire (CNRC), tous mis en place dans le cadre de l’application des 12 mesures, jouent pleinement leur rôle.

    Pour l’instant, il ne reste qu’à souhaiter bonne chance à tous nos bacheliers après un parcours de combattant, avec un regard spécial sur les 54 584 du nouveau secondaire. Mon souhait est qu’ils réussissent mieux que les générations précédentes, à la fois aux examens, mais aussi dans leur vie professionnelle. Pari en cours pour la première partie du secondaire rénové, maintenant place au baccalauréat professionnel. Plus de prétexte après finalement le vote récent de la loi sur la formation technique et professionnelle. En avançant dans ces réformes,  il deviendra donc possible après douze ans de scolarité que certaines épreuves du nouveau baccalauréat permettent à des élèves, selon leur choix, de décrocher un diplôme dans les métiers utiles comme par exemple l’agrobusiness, les métiers de la mer, l’hôtellerie et la restauration,  les arts de la scène, le numérique, etc. Ils pourront toujours décider de poursuivre un parcours universitaire, par la suite.

    Le baccalauréat haïtien doit cesser d’être uniquement le couronnement social de la scolarité du secondaire pour devenir une voie d’accès à la vie active pour les jeunes, tout en préparant ceux qui le souhaitent à accéder et réussir au niveau de l’enseignement supérieur.  En plein milieu de cette grave crise économique que connaît Haïti, il y a urgence à combattre la crise de l’apprentissage, l’échec scolaire et le gaspillage des talents afin de gagner la bataille du capital humain et des emplois-jeunes. « Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d’un pas ferme » nous apprenait saint Thomas d’Aquin.

    source Le Nouvelliste

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