“Il y avait deux arbitres, M. Kuipers et Neymar”

“Il y avait deux arbitres, M. Kuipers et Neymar”

L’attitude provocatrice de Neymar, encore pointée du doigt lors du match entre le Brésil et le Costa Rica (2-0), commence à agacer.

Il a fallu attendre le match Brésil-Costa Rica pour que la VAR fasse sa première “victime” dans cette Coupe du monde 2018. Son nom: Neymar. Alors qu’elle avait jusqu’ici servi à accorder des penaltys qui n’avaient pas été sifflés, l’assistance vidéo a cette fois été utilisée pour annuler la décision prise par l’arbitre, M. Kuipers, qui pensait avoir vu un accrochage de Giancarlo Gonzalez sur “Ney” (78e). Sur les ralentis, une évidence: l’attaquant brésilien en a rajouté. Beaucoup trop.

Une fâcheuse tendance qui commence à agacer ses adversaires et beaucoup d’observateurs. Après les Suisses, qui s’étaient plaints de l’attitude provocatrice du joueur du PSG lors de la rencontre entre les deux équipes dimanche dernier (1-1), certains consultants n’ont pas manqué de l’épingler vendredi, à l’issue de la victoire poussive décrochée par la Seleçao (2-0). “Il est victime de ce qu’il a fait pendant tout le match et sa prise de tête avec l’arbitre”, a ainsi lâché Emmanuel Petit sur RMC Sport.

“A toujours vouloir forcer le sifflet de l’arbitre… c’est fatigant, a ajouté le champion du monde 1998. Tu ne sais plus avec Neymar. Sur chaque action, c’est surjoué. Il est victime (sur le penalty annulé) de tout ça. Il va falloir qu’il change son jeu.” Sur Twitter, nombreux sont ceux à avoir aussi témoigné leur agacement face au comportement de Neymar. Et son but à la 97e minute, qui l’a ému aux larmes, n’a pas suffi à calmer ses détracteurs, dont le sélectionneur irlandais Martin O’Neill fait partie.

“Il y a eu des évènements inhabituels dans ce match. Le premier, c’est qu’il y avait deux arbitres: M. Kuipers et Neymar, a-t-il asséné sur le plateau d’ITV. Quand il (l’arbitre) a vu les images, il s’est rendu compte qu’il avait fait une erreur et, au fond, je pense qu’il devait être ravi lorsqu’il est retourné dire à Neymar qu’il n’y avait pas penalty.” Avec 4 points, le Brésil abordera assez sereinement son dernier rendez-vous du premier tour, contre la Serbie. Mais le crack parisien sera attendu au tournant.

Par Thomas Pisselet
Sports.fr