L’alliance Lavalas/Pitit Dessalines exige le départ de Jovenel Moise

L’alliance Lavalas/Pitit Dessalines exige le départ de Jovenel Moise

L’opposition ne jure que par le départ de Jovenel Moïse à la tête de la magistrature suprême. Après avoir lancé des appels à la manifestation chacune de leurs côtés, des organisations politiques, notamment Fanmi Lavalas et Pitit Dessalines, tentent de trouver la brèche en se présentant ensemble dans une conférence de presse ce vendredi. Pour Jean Charles Moïse, il est temps de mettre fin aux « confusions » qui entourent ce mouvement. Longtemps en solitaire, le leader de Pitit Dessalines a fait usage du « Nous » pour présenter le visage de l’opposition. « Nous sommes pas des frustrés. Nous sommes engagés dans une bataille pour sortir le pays dans la situation où il se trouve », a indiqué l’ancien maire de Milot, sous les applaudissements de l’assistance.

Jean Charles Moïse poursuit en rappelant que les partis autour de la table ont été victimes d’un « coup d’État électoral », mais n’ont pas eu recours à la violence comme cela a été fait par les partisans de Michel Martelly en 2010. Il a égrené un ensemble de décisions prises par l’exécutif, malgré les revendications de la population. « Nous avons décidé de unir pour sauver le pays car il est menacé », a-t-il fait savoir, profitant de l’occasion pour annoncer un nouveau calendrier de manifestation. « Le 14 nous serons dans le Sud, le 15 nous serons à Port-au-Prince, le 16 nous serons dans le Nord et dans plusieurs autres villes, le 17 nous serons encore à Port-au-Prince pour le grand rendez-vous », a-t-il dit.

Des parlementaires du parti Fanmi Lavalas ont été remarqués également dans cette conférence. Selon Schiller Louidor, ces élus composent une commission politique du parti, avec le mandat de prendre part à toutes les réunions et de prendre des décisions politiques au nom du parti. « La commission a le mandat de poursuivre la mobilisation. Personne ne pourra empêcher cette unité qui est enclenchée à l’intérieur du secteur démocratique », a-t-il promis. Dans la foulée, Schiller Louidor a fait remarquer que le temps de faire cavalier seul est révolu pour la formation politique Lavalas. « Il n’y a que Dieu et les imbéciles qui ne changent pas. Nous avons changé », scande-t-il. Le sénateur Nènèl Cassy, pour sa part, a assuré que son parti appuie toutes les mobilisations qui se réalisent à travers le pays.

Pour sa part, l’ancien candidat au Sénat André Michel s’est réjoui de l’engagement du « secteur démocratique » pour porter les revendications de la population, notamment les ouvriers, les enseignants, les juges, les paysans, etc. André Michel est membre de l’initiative des avocats pour la promotion et la défense des droits démocratiques. Cette structure, nouvellement créée, s’active pour la libération des militants arrêtés durant les dernières

manifestations. Il en a profité pour annoncer une audience au tribunal civil ce vendredi avec une batterie d’avocats en vue d’obtenir la libération des « prisonniers politiques ».

Jean Daniel Sénat source le nouvelliste