Santé

  • Incendie aux centres Gheskio au Bicentenaire , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Un incendie dont l’origine reste à identifier a ravagé les installations de génération électrique des centres Gheskio dans la nuit du dimanche 7 à lundi 8 juin. Selon un responsable qui fait une évaluation globale de l’incendie, aucune victime n’est à déplorer.

    Fondé et dirigé par l’infectiologue Jean William Pape, le Gheskio (Groupement haïtien d’étude du sarcome de Kaposi et des infections opportunistes) est l’une des premières institutions à s’engager dans la bataille contre le VIH au début des années 1980. Elle fait aussi partie aujourd’hui des institutions qui luttent contre la Covid-19.

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  • Champ de Mars au temps du Coronavirus , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Ce samedi matin, Port-au-Prince s’est défait, non sans peine, de son manteau de poussière provoqué par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville ces derniers jours. La capitale haïtienne, depuis quelque temps, paie au prix fort les dégâts causés par le dense étalement d’habitations tissée à l’aune des mauvaises politiques d’urbanisation. Inondée à chaque averse, salie à chaque pluie, la boue et la poussière s’alternent. La ville cohabite avec ses handicaps comme ses habitants vivent avec le Covid-19. Résignés, courageux, obligés.

    Dans les rues, les nuées de motards, d’automobilistes et de piétons sont le témoignage éclatant d’une ville qui refuse de se confiner, malgré les dizaines de cas de Covid-19 détectés au quotidien. Et sans doute les milliers qui échappent aux radars des tests.

    Le Champ de Mars, la place publique la plus grande et la plus mythique du pays, continue d’acceuillir ses visiteurs. Les couples d’amoureux, les étudiants, les chômeurs qui viennent tuer le temps dans les éternels débats politiques, les vendeurs de CD, de crème à la glace ou de fritures, les cireurs de bottes, les travailleurs du service de la voirie qui viennent se reposer (…), bref, tout le monde répond à l’appel. Le coronavirus n’a pas fait perdre aucun habitue à l’ombre des grands arbres de la place.

    Comme le reste du pays, au Champ de Mars, la propagation de l’épidémie de coronavirus est le cadet des soucis de plus d’un. Un quadragénaire questionné par le journal alors qu’il était en pleine conversation avec son ami a botté en touche. 

    « Je ne peux rien vous dire à propos de cette maladie. Je n’écoute pas les nouvelles parce que je ne veux pas me stresser davantage avec les statistiques sur le nombre de personnes infectées et le nombre de morts dûs à cette maladie. D’ailleurs, tu vois, je ne porte même pas de masque. Je ne veux pas penser à cette maladie », balance-t-il, visiblement énervé. 

    À quelques encablures, Jean Paul dévore un ouvrage. Il s’agit d’un guide pour dessinateur industriel. Depuis le début de la crise sanitaire, le quotidien de ce jeune homme est partagé entre le Champ de Mars et sa maison. « Avant la crise, j’étudiais en République dominicaine. J’avais décidé de rentrer volontairement au pays quand les autorités dominicaines ont décidé de tout arrêter. À présent, je viens tous les jours étudier ici au Champ de Mars afin d’être toujours sur la balle quand je vais devoir recommencer avec les études », a-t-il fait savoir. 

    Jean Paul est l’une des rares personnes se trouvant au Champ de Mars qui portaient un masque. Se protéger demeure une question d’éducation. Ceux qui savent ont plus peur de la maladie que les autres.

    Au Champ de Mars, Jovenel Moïse compte des opposants par dizaines. Avant la crise sanitaire, durant les épisodes de « peyi lòk », ces « militants » ont transformé le Champ de Mars en champ de bataille. Aujourd’hui encore, ils se retrouvent pour discuter et commenter les décisions prises par le gouvernement. Ces groupes, généralement, se montrent sceptiques à propos de l’épidémie. 

    « Je suis la maladie de très près. Ce n’est pas l’épidémie qui va nous tuer mais ce gouvernement qui n’a pris aucune mesure pour accompagner la population. Le gouvernement a fait en sorte d’introduire la maladie en Haïti pour nous pourrir la vie », croit savoir Israël Montilus.

    Dans une autre « base » située tout près du kiosque Occide Jeanty, les membres se croient immunisés contre la Covid-19. 

    « Comme vous pouvez le constater, nous ne portons pas de masque. Notre groupe ne peut pas attraper le coronavirus. Nous avons surpassé cette maladie », croit Emmanuel Dagrin. 

    Ce dernier explique que les membres du groupe partagent tout : les sachets d’eau, la nourriture, les boissons alcoolisés, etc. « Le partage et la solidarité sont le maître mot », affirme-t-il. 

    En dépit du coronavirus, la réputation du Champ de Mars comme endroit récréatif par excellence ne souffre d’aucune anémie. Dans l’après-midi, la place des Artistes est prise d’assaut par des centaines de jeunes et d’adultes en quête de nourriture, d’alcool et de plaisir. Les kiosques, transformés en bar, luisent sous les lampadaires. Les clients, saoulés par les décibels et l’odeur des poulets cuits au barbecue, ont l’embarras du choix. Des filles postées devant chaque bar sont chargées de les attirer. De satisfaire toute leur faim, de combler tous les appétits. 

    Louis Enock, propriétaire du bar « Kay chanpyon », logé au kiosque numéro 5, déplore les effets dévastateurs du coronavirus sur les activités au Champ de Mars. « Nous dépendons énormément de la vie nocturne. Avant la crise, nous avions l’habitude de fonctionner jusqu’à 2 heures du matin. Ce n’est plus possible à cause du couvre-feu instauré par le gouvernement. Il y a toujours des centaines de gens qui viennent ici mais nous ne pouvons pas les servir au-delà de 8 heures du soir. Les agents du commissariat de Port-au-Prince viennent ici tous les soirs, à partir de 8 heures, pour nous obliger de fermer », déplore Louis Enock. 

    Le seul concurrent de la police nationale et qui peut l’empêcher d’intervenir c’est dame pluie quand elle fait son apparition, provoquant d’énorme branle-bas. Les soirs de pluies, en quelques minutes, le  Champ de Mars se vide de ses occupants. Ces derniers, on les retrouvera certainement le lendemain. Au même endroit. À la même heure. Avant que la Covid-19 ne les contraigne de rester à la maison.

    Jean Daniel Sénat
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  • Covid-19: l’hôpital Saint-Boniface de Fonds-des-Blancs … , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Avec 55 lits disponibles, l’unité de Covid-19 de l’hôpital Saint-Boniface de Fond-des-Blancs (Sud), est l’un des plus grands centres de prise en charge des patients infectés du SARS-CoV-2 dans le pays. Cette unité établie sur deux bâtiments est fin prête à recevoir les malades du département du Sud. Un noyau d’une trentaine de professionnels de santé est déjà sur leur pied de guerre pour soigner les malades.

    L’unité de Covid-19 de l’hôpital St-Boniface est une structure de prise en charge de niveau 2. Elle reçoit les patients présentant les formes légère et modérée de la maladie. Supportée par Health Equity international, institution mère de l’hôpital établie à Boston (Etats-Unis), cette unité a été construite grâce aux fonds propres de l’hôpital. Aux balbutiements du projet, il a été question de mettre en place une unité de niveau 3. Faute de matériels, ce projet est remis à plus tard suivant l’évolution de la maladie. Sous les directives du ministère de la Santé publique et de la Population, St-Boniface a eu son centre de réponse à la Covid mais sans l’aide financière et matérielle de l’Etat.

     « Dans notre plan de réponse, nous avons prévu de prendre en charge les patients compliqués, mais faute de matériels, nous restons aux patients légers et modérés », a expliqué le directeur médical de l’hôpital, le Dr Moïse Compère, insistant sur le fait que les patients compliqués qui nécessiteraient une intubation ou ventilation assistée ne seront pas soignés, là-bas. « S’il y a un cas isolé, nous pouvons nous efforcer de le prendre en charge. Mais, de façon générale nous ne recevons pas encore ces patients. Avec notre institution mère, nous verrons ce qui est possible », a-t-il ajouté.

    Dans le département du Sud, St-Boniface est l’un des rares hôpitaux disposant d’un centre de Covid. Selon le vœu du ministère de la Santé, celui-ci est appelé à recevoir les malades du département. Le directeur général de l’hôpital, Inobert pierre, qui s’est entretenu avec le journal le mercredi 20 mai, explique que la structure hospitalière a réaménagé son unité de maladies infectieuses en un centre de prise en charge des cas suspects et confirmés de Covid-19 dans le but de protéger la communauté de Fond-des-Blancs. Pour la protection du personnel, les responsables ont aussi fait l’acquisition d’un stock d’équipements de protection personnelle pour garantir la sécurité de leur staff et limiter la transmission de l’infection. « Tout cela a été accompli avec les ressources propres de l’institution. Au rythme où progresse la maladie dans le pays, nous craignons une rupture de stock rapide de nos matériels », a fait savoir le Dr Pierre, qui lance un appel à l’aide à toute personne ou institution, privée ou publique, qui désirerait manifester de l’intérêt.

    Pour le moment, l’hôpital St-Boniface n’accuse aucun manque. Il a la capacité de générer de l’oxygène sur place. Il peut produire une dizaine de bonbonnes par jour. Selon lui,un autre appareil est en train d’être installé en vue d’augmenter à 20 sa capacité de production. Pour les équipements de protection individuelle, la direction médicale compte beaucoup sur le Health Equity International. « A travers notre institution mère qui est basée à Boston, nous établissons un contact étroit pour trouver des matériels et des équipements de protection personnelle disponibles. Nous avons des matériels et équipements pour plus d’un mois », a fait savoir le Dr Compère, assurant qu’une équipe de 30 professionnels de santé dont des brancardiers, des médecins, infirmiers, aides-soignants, agents de liaison, agents de sécurité, entre autres est mobilisé.

    Dépendamment de l’évolution de la situation, l’institution a prévu d’embaucher d’autres personnels pour une réponse appropriée. Il est aussi envisagé de construire un autre bâtiment pour augmenter la capacité à 80 lits. Evoquant la position géographique de la commune de Fond-des-Blancs, le Dr Compère fait savoir que les dirigeants de l’hôpital projettent d’effectuer les tests sérologiques. « Les dispositifs sont déjà là. Nous aurons un appareil pour dépister les gens à Fond-des-Blancs », a-t-il dit, soulignant la possibilité d’effectuer aussi les tests de confirmation. Ce sera en partenariat avec la Direction épidémiologie, laboratoire et de recherche (DELR)

    L’hôpital St-Boniface au temps de la Covid-19

    Pour assurer le bon fonctionnement des services de l’hôpital, la direction a pris un ensemble de mesures dont le port obligatoire de masque. « Chaque patient qui rentre à l’hôpital doit porter son masque. L’équipe qui y est affectée aussi doit aussi porter son masque quotidiennement et à toute heure dans l’espace de soins », a affirmé le Dr Moïse Compère, garantissant que la clinique externe de l’hôpital St-Boniface continue à recevoir les malades. Parmi d’autres mesures, les responsables ont limité l’affluence des patients, le temps d’hospitalisation le contrôle des gardes-malades.

    Edrid St Juste
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  • « Connect 2030 : les TIC au service des Objectifs … , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Le 17 mai 2020 ramène la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’Information. Le thème retenu par l’Union internationale des télécommunications (UIT) : « Connect 2030 : les TIC au service des Objectifs de développement durable (ODD)». À cette occasion, le Conseil national des télécommunications (Conatel), en analysant la conjoncture mondiale dominée par la marche funeste du coronavirus, voudrait s’associer à l’UIT pour faire écho des ODD ou des avantages que l’humanité peut tirer de l’exploitation juste des TIC.

    Dans un communiqué du Conatel daté du 14 mai, le directeur général, Jean Marie Guillaume, s’interroge sur le rôle moteur que la santé joue dans le développement durable et la nécessité pour l’humanité de mettre au point les outils nécessaires en vue de garantir la santé et le bien-être pour tous.

    « Quel développement durable dont la santé et le bien-être n’en seraient pas à la fois les moteurs et l’objectif final ? La Covid-19 vient cruellement nous rappeler que l’humanité a besoin de créer les outils propres à garantir la santé et le bien-être pour que le développement durable soit plus qu’un simple vœu », explique M. Guillaume.

    Il est un fait indéniable que les TIC  contribuent à faciliter la gestion de cette crise d’envergure mondiale tant au niveau de la sensibilisation des populations qu’au niveau de la prise en charge des personnes infectées. Grâce à la possibilité d’être en ligne, de nombreuses activités industrielles, administratives et académiques ont pu être préservées et continuent à servir la population mondiale.

     Aujourd’hui à travers le monde, les applications TIC permettent à ceux qui sont en situation de confinement de continuer à accéder aux services de base ou tout simplement de communiquer. Les outils de commerce électronique (e-commerce), de cybersanté, de télé-éducation, de mobile money sont d’une importance cruciale pour tous les secteurs.

    En effet, les TIC trouvent leur place même en temps de crise. Tous les bénéfices directs et indirects de ces technologies doivent nous pousser à exploiter leur potentiel pour en faire un véritable levier de développement durable.  Haïti, dans son ensemble, est appelé à s’approprier les TIC de manière intelligente.

    « Le Conatel réitère sa volonté de tout mettre en œuvre pour que les Technologies de l’information et de la communication puissent contribuer à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). Il est encore temps pour tous les acteurs du secteur de jouer leurs rôles respectifs afin de créer la synergie nécessaire à la matérialisation de ce qui d’abord doit être un objectif commun, partagé par le plus grand nombre », précise le communiqué.

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  • L’unité de Covid-19 de l’Hôpital de Mirebalais s’ouvre … , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    L’hôpital universitaire de Mirebalais a reçu mercredi une délégation composée de journalistes, de membres du bureau du secrétaire d’État à la Communication à l’enceinte de l’hôpital que dirige l’organisation Zanmi Lasante/ Partners in health. L’occasion a été pour la direction médicale de l’HUM de saluer l’implication de l’hôpital, en partenariat avec le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), dans la lutte contre la Covid-19.

    Après les propos du secrétaire d’État à la Communication, Eddy Jackson Alexis, du directeur médical, Pierre Marie Cherenfant, du directeur départemental sanitaire du Centre, le Dr Joseph Denis Jean-Baptiste, un panel constitué des docteurs Ralph Ternier, coordonnateur du task force covid-19 de Zanmi Lasante, de Benoucheka Pierre, médecin en chef de l’unité des soins intensifs de l’HUM et de l’infirmière Marc Julmisse, chef de service des soins infirmiers, a détaillé le protocole mis en place pour accueillir et pour faire la prise en charge des patients infectés du virus SARS-CoV2.

    Rappelant la détermination de Zanmi Lasante à offrir des soins de qualité à la population, l’infirmière Marc Julemisse a fait savoir que bien avant la détection des premiers cas du nouveau coronavirus en Haïti, la direction de l’hôpital a pris toutes les dispositions nécessaires, dont des mesures de renforcement du système de triage, afin d’identifier les potentiels cas de Covid-19.

    Selon le Dr Benoucheka Pierre, l’hôpital universitaire de Mirebalais a été la première structure sanitaire à accueillir les premiers cas de Covid-19. « Du 19 mars à nos jours, cela fait 32 patients confirmés malades au coronavirus qui ont été soignés à l’hôpital. Parmi ces patients, 19 ont eu une bonne récupération clinique, biologique et radiologique », a fait savoir le médecin, précisant que 4 patients sont malheureusement décédés et les 9 autres sont pour le moment hospitalisés.

    Suivant le tableau clinique des patients, chacun reçoit le traitement que son cas nécessite. Le médecin précise que l’équipe soignante affectée à l’unité des maladies infectieuse de l’hôpital s’assure que tout patient présentant des comorbidités reçoit les traitements pour les maladies associées afin que son état de santé soit stable.

    Profitant de l’occasion, le Dr Ternier n’a pas tari d’éloges sur des médecins, infirmiers (ères), techniciens et le personnel de surface qui, volontairement, ont décidé d’offrir leur service à la population, d’être en première ligne malgré les risques. « C’est une équipe extraordinaire », a déclaré le Dr Ternier.

    Après avoir rappelé les efforts de Zanmi Lasante et son implication dans la chaine de soins en Haïti, le médecin a évoqué la nécessité de faire la médecine autrement dans le pays. Le coronavirus nous fait voir nos faiblesses, nos lacunes. Il y a un grand besoin en oxygène au niveau national. Peu d’hôpitaux proposent des soins critiques. Il faut penser l’après Covid-19. Il peut y avoir pire après », a averti le Dr Ternier.

    Dans son intervention, le Dr Joseph Denis Jean-Baptiste a salué le comportement des habitants qui ne se sont pas montrés hostiles à la création d’une unité de prise en charge de Covid-19 dans la commune. Il a, dans la foulée, indiqué que les communes de Hinche, de Belladère et de Cerca-la-Source vont disposer également de centres de prise en charge.

    La conférence a été suivie d’une visite guidée dans l’unité des maladies infectieuses de l’HUM.  Marie-Josie Chérestal, 51 ans et Jean-Mary Méant, 54 ans ont accepté de parler sur leur état de santé. « Avant de venir à l’hôpital, j’avais de la fièvre, des douleurs gastriques. Je me sentais très mal », a confié M. Méant, qui est hospitalisé à l’HUM depuis plus de 24 jours. Mme Chérestal a confié qu’elle aussi, elle présentait le même tableau clinique. Après 17 jours à l’hôpital, elle dit se sentir mieux.

    En invitant la population à suivre les consignes du ministère de la Santé publique et de la Population, le secrétaire d’État à la Communication, Eddy Jackson Alexis, a rappelé que la pandémie est bel et bien présente sur le sol haïtien.

    Edrid St Juste, le Nouvelliste
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  • Journée Internationale de l’infirmière , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    La Journée internationale de l’infirmière est célébrée dans le monde entier le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.

    C’est une occasion pour réaffirmer son attachement à vouloir améliorer les conditions de travail des professionnels de l’art infirmier. En effet, la pénibilité de ce métier, notamment dans les hôpitaux, est intenable au point que nombre d’infirmiers et d’infirmières quittent la profession au bout de quelques années, créant par là même, une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail.

    Qui est Florence Nightingale ?

    Née en 1820 en Angleterre, Florence Nightingale est célèbre pour avoir voué sa vie aux soins des malades. Elle embrasse la profession d’infirmière et devient le fer de lance de réformes importantes de l’hôpital. Douée pour les mathématiques, elle établit des statistiques pour dénoncer les conditions de vie des malades à l’hôpital.

    Florence Nightingale a posé les bases de la profession infirmière contemporaine. Ses contributions sont nombreuses : elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’ “une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.

    Être infirmière aujourd’hui

    Aujourd’hui comme hier, le métier d’infirmière nécessite des qualités d’altruisme et de compassion indéniables. Si vous pensez avoir la vocation, n’hésitez pas à vous engager dans un métier qui offre de nombreux débouchés (hôpitaux et structures publiques, cliniques, ou encore profession libérale).“En plus de compétences très pointues, altruisme, compassion sont les qualités humaines requises pour ce métier„

    Pour être infirmier(e) il est nécessaire d’obtenir le Diplôme d’État d’infirmier. Si les femmes sont toujours très nettement majoritaires dans cette profession, les hommes y sont cependant de plus en plus nombreux.

    Les Infirmières en première ligne dans la lutte contre COVID-19

    Un nuage lourd plane sur la célébration de la Journée Mondiale des Infirmières qui sont en première ligne dans la lutte contre la pandémie de coronavirus.

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié son premier rapport sur l’état des soins infirmiers 2020. Selon le rapport, l’effectif infirmier mondial est de 27,9 millions dont 19,3 millions d’infirmières professionnelles. La pénurie mondiale d’infirmières, estimée à 6,6 millions en 2016, a légèrement diminué pour s’établir à 5,9 millions d’infirmières en 2018.

    Il a également souligné la nécessité d’investir dans la formation, les emplois et le leadership en soins infirmiers pour renforcer les soins infirmiers dans le monde.

    COVID-19 a mis à rude épreuve le système de santé dans divers pays des Caraïbes, car davantage de ressources sont consacrées à la prise en charge des patients atteints de coronavirus.

    En Haïti, les infirmières sont à pieds d’oeuvre dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. Aux Etats-Unis également, ces professionnelles haïtiennes sont engagées et posent quotidiennement des actions afin de sauver des vies.

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  • Covid-19: un troisième décès enregistré en Haïti , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Haïti a enregistré son troisième décès dû au coronavirus ce samedi 11 avril. Selon le ministère de la Santé publique et de la population, il s’agit d’un homme de 57 ans qui faisait partie des personnes à risque. Il était diabétique et souffrait de l’hypertension artérielle. Ce qui porte à trois morts et 33 personnes infectées officiellement au coronavirus depuis le 19 mars dernier.

    Dans un communiqué publié ce samedi 11 avril, le ministère de la Santé publique a informé la population de la mort d’une troisième personne infectée par le Covid-19. Selon le MSPP, cet homme de 57 était diabétique, souffrait de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale. Il faisait partie des 33 cas de coronavirus enregistrés officiellement à date dans le pays, a précisé la ministre de la Santé publique.

    Il faut rappeler que le premier cas de décès dû au coronavirus en Haïti a été enregistré le 5 avril et le deuxièmen le 8 avril.

    Sur les 33 cas confirmés au coronavirus, le ministère de la Santé publique a souligné que 26 d’entre eux sont des cas importés et sept sont à transmission locale. Ces cas ont été enregistrés dans sept départements sur 10. 21 dans l’Ouest, 4 dans le Sud-Est, 3 dans le Nord-Est, 2 dans les Nippes, un dans l’Artibonite, un dans le Centre et un dans le Nord-Ouest.

    Pour l’heure, seuls les départements du Nord, du Sud et de la Grand’Anse n’ont pas été encore officiellement touchés par la pandémie.

    La ministre de la Santé publique, le Dr Marie Greta Roy Clément, a appelé la population à respecter les principes d’hygiène. « Rete lakay nou ; toujou lave men nou ; evite mete men nou nan bouch, nan nen ak nan je nou san yo pa lave ; toujou bay tout moun 2 pa distans sizoka nou ta dwe deplase pou yon ijans », a conseillé la ministre de la Santé publique.

    Par ailleurs, la République dominicaine a déjà enregistré à date 139 morts et plus de 2 759 infectés. 108 patients ont été déclarés guéris par le ministère dominicain de la Santé publique.

    Robenson Geffrard, le Nouvelliste

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  • Jovenel Moïse crée une Commission multisectorielle … , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Avec pour mission d’assurer la planification stratégique et la coordination des ressources provenant des organisations non gouvernementales et du secteur privé des affaires, le président de la République a nommé le lundi 6 avril 2020 au Palais national une Commission multisectorielle de gestion de la pandémie de Covid-19 (CMGP/Covid-19). Le Dr Jean William Pape, qui copréside cette commission, a appelé la population à l’unité pour faire face à la pandémie, soulignant que personne ne viendra aider le pays.

    Cette nouvelle structure composée de trois membres est co-présidée par le Dr Jean William Pape, fondateur des Centres Gheskio et le Dr Lauré Adrien, directeur général du ministère de la Santé publique. Paul Oxila est nommé conseiller en contrôleur général des opérations de la commission. « Assurer la planification stratégique et la coordination des ressources provenant des organisations non gouvernementales, du secteur privé des affaires en offrant toute la transparence et la responsabilité nécessaire », telle est la mission de la Commission multisectorielle de gestion du Covid-19 dont la mise en œuvre est assurée par le ministère de la Santé publique, selon l’article 3 de l’arrêté nommant cette commission.

    La Commission multisectorielle de gestion du Covid-19 travaille en étroite collaboration avec le MSPP, souligne l’article 4 de l’arrêté. L’article 5 indique que la Commission multisectorielle de gestion du Covid-19 ne remplace pas le MSPP. « Elle assurera et aidera plutôt au renforcement de celui-ci », a précisé l’arrêté. La Commission peut faire appel à toutes les compétences jugées utiles dans l’accomplissement de ses activités, a ajouté l’article 6, soulignant que tous les membres de cette nouvelle structure sont des bénévoles.

    La durée du mandat de la Commission multisectorielle de gestion du Covid-19 est de 90 jours, précise l’article 7 alors que l’article 8 indique qu’une firme d’audit de la place évaluera la gestion de la commission à la fin de son mandat.

    « Pour cette pandémie qui a mis à genoux les meilleurs systèmes de santé au monde, l’union de tous les Haïtiens sans distinction est obligatoire pour vaincre le Covid-19 », a déclaré le Dr Jean William Pape dans son discours de circonstance. « Chers compatriotes, l’heure est grave. Les Nations unies sont devenues les nations désunies. Personne ne viendra nous aider. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes. Nous n’avons qu’un seul ennemi. Le Covid-19. Il en va de notre survie », a avancé le Dr Pape.

    Le Dr Pape a souligné que le chef de l’État a donné à la commission la possibilité de fonctionner de manière indépendante et en toute transparence.

    Le fondateur des Centres Gheskio a donné raison au MSPP qui a interdit les tests rapides du coronavirus par des laboratoires privés. Selon le Dr Pape, les tests en question donnent beaucoup de faux résultats positifs et de faux négatifs. « Il aurait créé une confusion totale et une panique dans la population », a-t-il dit, soulignant que les tests réalisés par le MSPP sont précis et recommandés par l’OMS.

    Répondant aux critiques sur le très peu de tests effectués par le MSPP, le Dr Pape a fait savoir que dans le contexte actuel, les compagnies qui produisent les tests aux Etats-Unis les gardent aux Etats-Unis et n’ont pas l’autorisation de les exporter.

    « Pour faire les tests de Covid-19, il faut non seulement les kits, mais également les réceptacles pour placer les spécimens et transporter ces spécimens vers les laboratoires et aussi du matériel d’extraction. Ce matériel n’existe ni aux États-Unis ni en Europe », a-t-il expliqué. Le Dr Pape a fait savoir que le doyen de l’Université Cornell où il travaille a obtenu tous les matériels d’extraction des laboratoires de recherches pour les expédier en Haïti au début de cette semaine. Ce qui permettra, a-t-il précisé, d’offrir des centres de dépistage à la population.

    Le Dr Pape a indiqué que tout le personnel des Centres Gheskio est dans la bataille pour Haïti contre le coronavirus.

    Pour sa part, le directeur général du MSPP a indiqué qu’il faut tout faire pour minimiser les impacts de la pandémie sur la population. « Il y a une seule façon pour nous de gagner une bataille qu’on ne peut éviter ou du moins d’en sortir sans trop de pertes, c’est de bien se préparer pour attaquer l’ennemi là où il est plus vulnérable. C’est-à-dire, en utilisant les armes qui ont marché à travers le monde », a affirmé le Dr Lauré Adrien.

    Pour le Dr Pape, il ne faut pas négliger le basic dans cette lutte, à savoir se laver les mains le plus possible, la distance sociale, le port du masque, rester à la maison le plus possible…

    Le président de la République a critiqué le comportement de certains membres de la population qui, selon lui, n’ont pas encore cerné la gravité de la situation. « Peuple haïtien, je vous exhorte à prendre la juste mesure du risque épidémique. La désinvolture et la mauvaise foi affichées par de nombreux compatriotes peuvent conduire le pays à une catastrophe sanitaire sans précédent », a-t-il dénoncé.

    Selon Jovenel Moïse, si le pays ne s’unit pas pour faire face au coronavirus, « nous serons très vite dépassés. Que vous soyez membres de la presse, de la société civile, du secteur privé des affaires, du secteur de la santé, de l’université vous avez tous un rôle à jouer dans la lutte contre le Covid-19. L’État n’y arrivera pas seul », a-t-il dit lors de l’investiture des membres de la Commission multisectorielle de gestion du Covid-19.

    Le chef de l’État a promis que son administration fera tout pour empêcher la propagation du virus. « Mais j’ai besoin du support de chaque Haïtien pour gagner la bataille », a appelé le locataire du Palais national.

    À cette date, le pays a déjà enregistré un mort dû au coronavirus et 24 personnes infectées par la maladie. Des dizaines de personnes sont actuellement en quarantaine.

    Robenson Geffrard, le Nouvelliste
    Continue reading → Avec pour mission d’assurer la planification stratégique et la coordination des ressources provenant des organisations non gouvernementales et du secteur privé des affaires, le président de la République a nommé le lundi 6 avril 2020 au Palais national une Commission multisectorielle de gestion de la pandémie de Covid-19 (CMGP/Covid-19). Le Dr Jean William Pape, qui ...
  • S.O.S d’étudiants haïtiens en médecine bloqués au Rwanda , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Depuis la déclaration de l’OMS faisant du Covid-19 une menace sanitaire mondiale, des décisions ont été prises dans beaucoup de pays pour empêcher l’introduction ou l’augmentation des cas de Coronavirus. Ce dimanche 15 mars, c’était le tour du gouvernement haïtien d’annoncer que tous les vols en provenance de l’Europe, du Canada et de l’Amérique latine seront également suspendus à partir du 16 mars à minuit. Parallèlement, des étudiants haïtiens en médecine sont bloqués au Rwanda, ne pouvant se rendre ni en Haïti ni dans un aucun autre pays de l’Amérique latine.

    Une délégation haïtienne d’étudiants en médecine a été au Rwanda pour prendre part à la plus grande conférence internationale des étudiants en médecine qui se tenait sur le rôle des soins primaires sur la couverture universelle en santé. 

    Dans la foulée, cette dernière en a profité pour visiter les infrastructures sanitaires du Rwanda en vue d’apprendre de l’efficacité de la médecine communautaire dans ce pays où plus de 85% de la population bénéficie gratuitement des soins de santé de base. 

    La semaine dernière, les rapports du ministère de la Santé publique au Rwanda n’avaient révélé aucun cas de coronavirus.

    Quand le gouvernement américain a pris la décision de suspendre les vols en provenance de l’Europe, ces étudiants, conscients de cette situation, ont vite entrepris des démarches en vue d’écourter leur séjour et de retourner en Haïti. 

    « Les compagnies aériennes n’ont rien pu faire parce que tous les vols étaient remplis. Nous avons dû attendre le 16 mars, date à laquelle nous devions quitter le Rwanda », ont-ils confié. 

    De cette délégation de 9 étudiants, 3 ont pu retourner en Haïti en passant par les États-Unis, un autre a regagné le Canada et 5 sont restés coincés au Rwanda n’ayant ni visa américain ni visa canadien.

    « Nous sommes rentrés sur le territoire le 28 février. Il était prévu que nous devions partir le 16 mars à 1h AMa.m., mais vu que le Panama a fermé ses aéroports, on ne peut plus transiter, et notre vol a donc été annulé.
    Un agent à l’aéroport a essayé de trouver un vol par la Colombie, mais celle-ci ne reçoit plus de transit, seuls les natifs sont éligibles.
    Hier encore nous étions six et l’un d’entre nous est parti dans le vol de 1h du matin à destination de la Turquie, puis des États- Unis avant d’aboutir  en Haïti ou en République dominicaine.
     Il y avait des places dans l’avion mais nous n’avons pas de visa américain et ne pouvons même pas transiter aux Etats-Unis. Voilà pourquoi nous sommes cinq à rester sur  une délégation de neuf etudiants haïtiens en médecine », a rapporté l’un d’entre eux.

    Ils n’ont aucune ressource financière pour rester au Rwanda durant 30 jours, voire plus si la situation du Covid-19 à travers le monde reste inchangée.

    Depuis, ils lancent des SOS à tout-va au gouvernement haïtien en vue de trouver un moyen de les rapatrier ou d’apporter tout autre soutien qui puisse les aider à trouver un dénouement à cette situation. 

    Les cinq étudiants bloqués  viennent de  l’Université Notre-Dame d’Haïti, l’Université Lumière, la Faculté de médecine de l’UEH et de l’Université Quisqueya.

    Claudy Junior Pierre, le Nouvelliste.

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  • Seuls les avions en provenance des Etats-Unis sont autorisés… , Santé, FOJEDH, FOJEDH

    Les vols en provenance de l’Europe, du Canada et de l’Amérique Latine sont suspendus, la frontière avec la République dominicaine sera fermée dès ce lundi 16 mars à minuit, a décidé dimanche le gouvernement haïtien. Le Premier ministre Joseph Jouthe qui en a fait l’annonce au cours d’une conférence de presse en sa résidence privée a souligné qu’aucun cas de coronavirus n’a été enregistré à date dans le pays.

    A partir de ce lundi 16 mars à minuit, Haïti fermera ses frontières avec la République dominicaine. Les autorités haïtiennes entendent mettre tout en œuvre pour éviter l’arrivée du coronavirus sur le territoire national où aucun cas n’a été à date enregistré. Le Premier ministre a annoncé aussi que tous les vols en provenance de l’Europe, du Canada et de l’Amérique latine seront également suspendus ce lundi.

    « La frontière entre Haïti et la République dominicaine sera fermée dès ce lundi 16 mars à minuit. Tous les vols en provenance de l’Europe, du Canada et de l’Amérique Latine seront aussi suspendus. Les vols en provenance des Etats-Unis sont maintenus et sont en train d’être évalués », a décidé le chef du gouvernement.

    Joseph Jouthe a aussi interdit tous les voyages des officiels haïtiens à l’étranger. Le gouvernement déconseille à la population de voyager à l’étranger sauf en cas d’urgence, a-t-il exhorté.

    Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Audin Fils Bernadel, a souligné que ces mesures sont prises pour deux semaines et des évaluations seront faites après cette date.

    En revanche, les autorités haïtiennes autorisent les marchandises en provenance de la République dominicaine à traversées la frontière, parce que, selon le gouvernement, le transport des marchandises ne nécessite pas la présence de beaucoup de personnes.

    Le gouvernement déconseille aussi les attroupements sans pour autant interdire formellement les lieux de grands rassemblements comme l’école, l’église, les marchés, les restaurants, les clubs, entre autres. Le Premier ministre Jouthe a révélé qu’un vote a été déjà fait en cens au sein du gouvernement, mais ceux qui veulent la fermeture de ces institutions et lieux publics ont été en minorité.

    Si les autorités ont fait savoir qu’aucun cas de coronavirus n’a été enregistré dans le pays à date, mais elles ont fait savoir qu’actuellement 18 personnes sont en quarantaine ou en observation.

    Des tests ont été prodigués sur seulement 12 personnes et les résultats sont tous négatifs, a fait savoir le directeur du Laboratoire national et de recherches. Le Dr Patrick Dely a souligné que seules les autorités haïtiennes sont habilitées à informer la population sur l’évolution de la pandémie. Il a donné la garantie que si un cas de coronavirus est testé positif, le gouvernement le rendra publiquement automatiquement.

    Le directeur général du ministère de la Santé publique, le Dr Lauré Adrien joint par Le Nouvelliste au téléphone a indiqué que les résultats de l’autopsie sur le corps du passager décédé dans le bus en provenance de la République dominicaine la semaine dernière ont révélé que le décès n’a pas de lien avec nouveau Coronavirus ( COVID 19 ). Les 16 autres personnes qui étaient gardées en «  quarantaine  » par mesure de précaution ont été habilitées à rentrer chez eux et de fait elles sont toutes parties.

    Par ailleurs, le Dr Lauré Adrien tenait à dénoncer  et condamner rigoureusement « l’attitude de certaines personnes qui exploitent la naïveté d’un groupe de personnes comme ce Monsieur vu sur une vidéo en train de faire la promotion de sa méthode de prévention du Coronavirus justement par des gestes dangereux qui sont plus susceptibles de faire exploser la propagation du virus si jamais il serait présent chez un des membres de cette assemblée. »

    Robenson Geffrard, le Nouvelliste.

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