Technologie

  • Démanteler Facebook ? Voici comment cela pourrait se faire Démanteler Facebook ? Voici comment cela pourrait se faire

    Les critiques veulent qu’Instagram et WhatsApp se séparent de Facebook. Nous examinons comment cela pourrait se produire.

    Le Pdg de Facebook Mark Zuckerberg exerce tellement de pouvoir que même l’un des cofondateurs du réseau social pense que c’est à la fois « sans précédent » et « anti-américain ». Dans un éditorial publié jeudi dernier par The New York Times, Chris Hughes, qui a cofondé Facebook avec Zuckerberg alors qu’ils étaient étudiants à Harvard, demande que le réseau social soit démantelé. « Je suis en colère parce que sa concentration sur la croissance l’a amené à sacrifier la sécurité et la civilité au profit des clics », écrit Hughes, faisant allusion au patron et principal actionnaire de Facebook. « Je suis déçu que moi-même et l’équipe de Facebook n’ayons pas réfléchi à la façon dont l’algorithme du fil d’actualité pourrait changer notre culture, influencer les élections et habiliter les dirigeants nationalistes. »

    La croissance rapide de Facebook a été alimentée par des acquisitions, dont Instagram et WhatsApp, un service de messagerie. Les critiques et les experts disent que Facebook a simplement acheté ses concurrents, plutôt que d’innover pour relever les défis qu’ils lui posaient. « Leur modèle économique consiste à identifier les menaces potentielles, puis à les acheter ou à les combattre d’une manière ou d’une autre », estime Stephen Diamond, professeur agrégé de droit à la Santa Clara University School of Law.

     

    Le réseau social a été souvent accusé de ne pas en faire assez pour lutter contre l’ingérence électorale, la désinformation et les discours haineux. Son énorme pouvoir, affirment les critiques, doit être maintenu sous contrôle. Mais Facebook ne veut pas se séparer d’Instagram et de WhatsApp.

    Qui veut qu’on démanteler Facebook ? Pourquoi ?

    Les appels à démanteler Facebook ne sont pas nouveaux. Mais il est surprenant d’entendre l’un des cofondateurs de l’entreprise réclamer une mesure aussi extrême. Chris Hughes soutient que Zuckerberg détient tellement de pouvoir que même le conseil d’administration de l’entreprise ne peut le tenir responsable. Mark Zuckerberg contrôle environ 60 % des actions votantes de Facebook, ce qui signifie que le conseil d’administration ne peut techniquement pas le congédier, même s’il se trompe.

    Mais Chris Hughes n’est pas seul sur cette ligne. Des groupes de défense, dont l’Electronic Privacy Information Center, Color of Change et Common Sense Media, ont déjà demandé à la Federal Trade Commission, l’organisme chargé de l’application des lois antitrust, de séparer Instagram et WhatsApp. Une scission permettrait également aux autres entreprises de médias sociaux de concurrencer plus facilement Facebook, affirment les organisations. En outre, un groupe appelé Freedom from Facebook a demandé à la FTC de forcer le réseau social à abandonner également son service Messenger.

    La sénatrice démocrate du Massachusetts Elizabeth Warren, qui est par ailleurs candidate à l’élection présidentielle, fait partie des législateurs qui veulent démanteler Facebook, ainsi que d’autres géants de la tech, dont Google et Amazon.

    Comment se passerait un démantèlement de Facebook ?

    Une façon de démanteler Facebook serait que le gouvernement fédéral engage des poursuites contre l’entreprise, arguant qu’elle étouffe la concurrence. Cela pourrait donner lieu à une négociation entre les parties qui pourrait amener Facebook à réduire la voilure.

    Une autre alternative serait que le Congrès adopte une loi sur les monopoles technologiques. Elizabeth Warren a proposé une telle loi, qui exigerait que les plateformes technologiques qui réalisent des chiffres d’affaires de 25 milliards de dollars ou plus « séparent structurellement » leurs produits. Amazon, par exemple, devrait se séparer de sa marque maison Amazon Basics. Warren a déclaré que si elle remportait l’élection présidentielle de 2020, son administration nommerait également des régulateurs pour annuler les fusions d’Instagram et de WhatsApp avec Facebook.

    Qu’en dit Facebook ?

    Facebook estime que le démantèlement de l’entreprise ne la rendrait pas plus responsable de ses actes. Au lieu de cela, Facebook réclame plus de réglementation sur Internet concernant le contenu préjudiciable, l’intégrité des élections, la protection de la vie privée et la portabilité des données.

    Dans un éditorial publié ce weekend dans le New-York Times , Nick Clegg, vice-président des affaires mondiales et de la communication de Facebook, estime que « la responsabilité des entreprises de technologie ne peut être obtenue que par l’introduction minutieuse de nouvelles règles pour l’Internet».

    Le réseau social considère également que le fait d’avoir Instagram et WhatsApp sous Facebook l’aide à lutter contre le spam, l’ingérence électorale et la criminalité. Facebook estime qu’il y a une vraie concurrence, pointant vers YouTube, Snapchat, iMessage et WeChat, entre autres.

    Y-a-t-il des précédents ?

    Oui, mais c’est inhabituel. En 1974, le ministère américain de la Justice a intenté une action antitrust contre AT&T, mais l’affaire n’a été réglée que huit ans plus tard. Selon un article paru en 1982 dans le Washington Post, la compagnie de téléphone a dû céder les deux tiers de ses actifs à des sociétés distinctes. Le gouvernement a également tenté de démanteler Microsoft et, en 2000, un juge fédéral américain a ordonné que le géant se scinde en deux sociétés. Microsoft a fait appel et la décision a été annulée.

    Quelles seraient les conséquences pour les usagers de Facebook ?

    Facebook tente d’intégrer ses services de messagerie afin que les utilisateurs de Facebook, Instagram et WhatsApp puissent s’envoyer des messages sans changer d’application. La scission des entreprises pourrait empêcher cela. Environ 2,7 milliards de personnes utilisent Facebook, Instagram, WhatsApp ou Messenger chaque mois.

    Ceux qui veulent que le gouvernement démantèle Facebook soutiennent que cette mesure favoriserait la concurrence entre les réseaux sociaux, ce qui offrirait plus d’options aux consommateurs. Stephen Diamond a déclaré que le démantèlement de Facebook pourrait également amener l’entreprise à intensifier ses efforts en matière de protection de la vie privée afin de rivaliser avec ses concurrents.

    Quelles sont les probabilités que cela arrive ?

    La FTC a refusé de dire si elle cherchait à démanteler Facebook. Mais si l’on se reporte à l’histoire, c’est une action très rare. « Je doute qu’il y ait un élan politique suffisant pour briser Facebook », pense Stephen Diamond. « Je suis sceptique, même si je pense qu’il y a de bonnes raisons de le faire. »

    Source : Cnet.com The New-York Times

    Continue reading → Les critiques veulent qu’Instagram et WhatsApp se séparent de Facebook. Nous examinons comment cela pourrait se produire. Le Pdg de Facebook Mark Zuckerberg exerce tellement de pouvoir que même l’un des cofondateurs du réseau social pense que c’est à la fois « sans précédent » et « anti-américain ». Dans un éditorial publié jeudi dernier par The New York Times, Chris Hughes, qui ...
  • Sheila Laplanche : « l’inclusion numérique, une véritable question de … Sheila Laplanche : « l’inclusion numérique, une véritable question de ...

    « Nous sommes combien à pouvoir interagir, par exemple, avec le consulat américain puisque ça passe par le numérique ? Le formulaire est numérique. Combien de nouveaux exclus allons-nous produire encore dans un pays où l’exclusion sociale entraîne de lourdes conséquences ? Lorsque vous interagissez avec les administrations dans les autres pays, le numérique est incontournable », a indiqué Sheila Laplanche lors de son intervention à la 4e édition de la Fintech à l’Université Quisqueya (UNIQ).

    D’après Sheila Laplanche, l’inclusion numérique consiste à s’assurer que le numérique est accessible à tous pour que tous puissent bénéficier de ce levier d’insertion sociale et économique. « Il faut s’assurer que personne ne reste au bord de la route pour ce qui est de cette fabuleuse révolution, la transformation digitale », a soutenu Sheila Laplanche, soulignant que  la situation difficile dans laquelle se trouvent le pays et de nombreux citoyens du pays s’explique, en partie, par l’exclusion sociale.  

    « L’inclusion numérique est donc une vision de la société ancrée dans une approche de droits de la personne, d’une  vision de citoyen autonome et de lien social. En d’autres termes, elle constitue une question de droit, une question d’accès, une question qui peut mettre en péril le vivre-ensemble si rien n’est fait pour éviter l’exclusion », a déclaré madame Laplanche, soulignant que l’inclusion numérique  peut être aussi un chantier national qui vise les infrastructures, la manière de voir les citoyens et la qualité des services offerts.

    Dans son exposé, Sheila Laplanche a décrit les chantiers de l’inclusion numérique ainsi : « Accès à l’infrastructure (couverture, bonne qualité des services, accès sur tout le territoire à la même qualité des services) ; accès aux équipements (disponibilité et coût) ; adresser les besoins en capital humain (programme de formation professionnelle en masse pour développer des solutions adaptées aux usagers) ; développer l’offre d’intermédiation (adaptations aux changements)…»

    En termes de finalité, Sheila Laplanche a expliqué que l’inclusion numérique pourrait améliorer le quotidien des habitants d’un territoire, moderniser les services administratifs, développer l’attractivité des territoires, rassurer la population face aux changements provoqués par la transformation digitale, favoriser l’engagement citoyen, développer des services adaptés aux personnes en difficulté, etc.  

    Sheila Laplanche faisait partie d’un panel avec Tess Attié et Ingrid Moïse lors de la 4e édition de la Fintech. Ce panel intervenait autour du sujet « Femmes et numérique ». Sheila en a profité pour poser le problème de l’inclusion numérique.

    Gérard Junior Jeanty Source Le Nouvelliste
    Continue reading → « Nous sommes combien à pouvoir interagir, par exemple, avec le consulat américain puisque ça passe par le numérique ? Le formulaire est numérique. Combien de nouveaux exclus allons-nous produire encore dans un pays où l’exclusion sociale entraîne de lourdes conséquences ? Lorsque vous interagissez avec les administrations dans les autres pays, le numérique est ...
  • Russie : l’État veut créer son “propre” Internet, comme… Russie : l'État veut créer son "propre" Internet, comme...

    La Chine a opté pour un Internet contrôlé afin de « protéger » ses citoyens du monde occidental. De ce fait, de grands services comme le moteur de recherche Google ou encore Facebook ne sont pas disponibles pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, on apprend que la Russie voudrait faire la même chose et va dans ce sens en se donnant de plus en plus de pouvoir sur Internet, en faisant passer des lois pour la sécurité de ses citoyens.

    Un Internet déconnecté

    Après la télévision et la presse, la Russie souhaite mettre la main sur Internet afin de mieux contrôler son territoire et sa population. Comme en Chine, la Russie bloque l’accès à certains sites et services comme Dailymotion, LinkedIn, ou encore la messagerie sécurisée et privée Telegram, mais elle ne compte pas en rester là puisqu’elle souhaite créer un Internet qui lui serait propre afin de ne pas être déconnecté s’il devait y avoir une cyberguerre. Le projet de loi qui va dans ce sens a été voté à 334 voix pour et 47 voix contre, ce mardi. Elle a pour but d’assurer le fonctionnement d’Internet en Russie en cas de cyberattaques ou d’une cyberguerre.

    Pour ce faire, l’État va devoir se créer son propre réseau pour se passer des infrastructures étrangères et plus particulièrement celles des États-Unis. La raison qui pousse à cela est la stratégie de Donald Trump en matière de CyberSécurité qui est jugée belliqueuse. De plus, les opérateurs russes devront installer des solutions pour centraliser et contrôler le trafic afin de détecter une quelconque attaque et ce n’est autre que le Roskomnadzor, équivalent de l’ARCEP en France, qui chapeautera le tout. Grâce à ce système, il pourra bloquer directement du contenu interdit en Russie, mais aussi intervenir directement sur le réseau. La Cour des comptes russe voit tout cela d’un mauvais œil, surtout en termes de financement puisque cette opération est estimée à plus de 270 millions d’euros.

    Toujours dans un souci de sécurité, d’autres lois mises en place précédemment forcent les entreprises sur le territoire russe à stocker les données des utilisateurs pour une durée de 6 mois et de les laisser en libre accès pour les autorités.

    Avec ses lois, la Russie tend à devenir comme la Chine, un pays fermé à l’occident et aux autres pays du monde pour mieux contrôler sa population.

    De Mickaël

    HITEK
    Continue reading → La Chine a opté pour un Internet contrôlé afin de « protéger » ses citoyens du monde occidental. De ce fait, de grands services comme le moteur de recherche Google ou encore Facebook ne sont pas disponibles pour ne citer qu’eux. Aujourd’hui, on apprend que la Russie voudrait faire la même chose et va dans ce sens en se ...
  • L’usage excessif des réseaux sociaux serait comparable … L’usage excessif des réseaux sociaux serait comparable ...

    L’usage excessif des réseaux sociaux serait comparable à la toxicomanie par le fait qu’il entraîne également de mauvaises prises de décision.

    La prise de décision est souvent compromise chez les personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation de drogues. Elles échouent parfois à tirer les leçons de leurs erreurs et continuent sur la voie des résultats négatifs”, a ainsi constaté Dar Meshi, chercheur au sein de la Michigan State University et auteur d’une étude faisant lelien entre addiction aux réseaux sociaux et toxicomanie.

    Mais personne n’avait auparavant examiné ce comportement chez les utilisateurs excessifs de médias sociaux. Nous avons donc étudié ce parallèle possible entre les utilisateurs excessifs de médias sociaux et les toxicomanes. Même si nous n’avons pas recherché la cause d’une mauvaise prise de décision, nous avons testé sa corrélation avec l’utilisation problématique des médias sociaux”, a indiqué le chercheur, dont les travaux sont publiés dans le Journal of Behavioral Addictions.

    L’usage excessif des réseaux sociaux serait ainsi similaire à la toxicomanie dans le sens où elle entraîne, in fine, de mauvaises prises de décision.

    Les scientifiques américains ont ici suivi 71 participants, chez qui ils ont mesuré la dépendance psychologique à Facebook. Dans une enquête, les auteurs demandaient aux volontaires de détailler leurs préoccupations quant à ce réseau social, leurs sentiments lorsqu’ils ne pouvaient pas l’utiliser, leurs tentatives pour quitter Facebook et l’impact de ce dernier sur leur travail ou leurs études.

    Les chercheurs ont ensuite demandé aux participants d’effectuer la “Iowa Gambling task”, un exercice couramment utilisé par les psychologues pour mesurer la prise de décision. Verdict : plus excessive était leur utilisation de Facebook, plus ils faisaient les mauvais choix durant cet exercice. A l’inverse, moins ils utilisaient Facebook, plus ils prenaient les bonnes décisions. Des résultats comparables à ceux observés chez les personnes toxicomanes, qui montrent les mêmes déficits dans la prise de décision.

    Environ un tiers des humains de la planète utilisent les médias sociaux et certains d’entre eux affichent un usage excessif et inadapté de ces sites”, a déclaré Dar Meshi. “Nous espérons que nos résultats inciteront le secteur à prendre au sérieux la surutilisation des médias sociaux”, a conclu le chercheur.

    Source : Science Daily

    Continue reading → L’usage excessif des réseaux sociaux serait comparable à la toxicomanie par le fait qu’il entraîne également de mauvaises prises de décision. “La prise de décision est souvent compromise chez les personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation de drogues. Elles échouent parfois à tirer les leçons de leurs erreurs et continuent sur la voie des résultats négatifs”, a ainsi constaté Dar ...
  • Une pilule bluetooth commandée avec votre smartphone Une pilule bluetooth commandée avec votre smartphone

    De la forme d’un Y, cette pilule imprimée en 3D peut contenir des médicaments que le patient peut s’administrer et contrôler à l’aide de son smartphone.

    Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), de Draper et du Brigam and Women’s Hospital, aux États-Unis, viennent de publier une étude sur une nouvelle technologie ingérable. Grâce à l’impression 3D, ils ont mis au point un nouveau mécanisme sous forme d’une pilule, qui délivre un traitement directement dans l’estomac.

    L’appareil est conçu sous forme de Y, afin de rester logé dans l’estomac jusqu’à un mois avant de se désintégrer pour être éliminé dans les selles. Pour faciliter l’ingestion, les bras sont repliés, et le tout est contenu dans une enveloppe lisse. Cette pellicule se dissout au contact du suc gastrique, libérant ainsi la capsule. L’une des branches contient quatre petits compartiments destinés à contenir des médicaments qui pourraient ensuite être ouverts à distance, via un smartphone connecté en Bluetooth.

    L’appareil peut également contenir des capteurs pour surveiller l’état d’un patient. Les chercheurs en ont déjà fait la démonstration pour la température corporelle, mais également, pour les fréquences cardiaque et respiratoire. Toutes ces données seraient ensuite communiquées à un smartphone tenu au maximum à bout de bras. La faible portée de l’appareil est mise en avant en terme de sécurité pour limiter les risques de piratage…

    Le projet fou d’un traitement qui débuterait avant les symptômes…

    Cette avancée a été rendue possible grâce à l’impression 3D. Cette technique permet d’incorporer tous les composants et d’alterner les couches de polymères rigides et flexibles. Yong Lin Kong, l’un des principaux auteurs de l’article publié dans l’édition du 13 décembre du journal Advanced Materials Technologies, indique que l’impression 3D multi-matériaux permet de créer des architectures uniques, impossibles à réaliser avec des procédés de fabrication conventionnels. Il permet d’adapter la durée de vie de la capsule, lentement dissoute par le suc gastrique, à une application médicale spécifique, ce qui conduirait à des outils de diagnostic et de traitement accessibles à tous.

    Les chercheurs envisagent plusieurs populations cibles. Tout d’abord, les personnes ayant besoin d’un traitement régulier, par exemple pour le HIV ou la malaria. L’appareil sera programmé pour délivrer un dosage spécifique à un intervalle précis. Mieux encore, grâce à des capteurs intégrés, la capsule pourrait démarrer un traitement avant même le début de symptômes. Cet usage se destinerait à des populations à risque, comme des personnes sous chimiothérapie ou des médicaments immunodépresseurs. En détectant une infection de manière précoce, ce système démarrera automatiquement un traitement antibiotique. Autre possibilité, il libérerait automatiquement des antihistaminiques s’il détecte une réaction allergique.

    Le prototype utilisé fonctionne grâce à une pile à oxyde d’argent. Plusieurs autres projets de recherche du MIT travaillent sur des sources d’énergie alternatives, comme une alimentation sans fil via une antenne, ou l’acide gastrique. Pour l’instant, cette capsule révolutionnaire n’a été testée que sur des porcs, mais les chercheurs estiment pouvoir commencer les essais sur des humains d’ici deux ans.

    Fabrice Auclert, journaliste

    Continue reading → De la forme d’un Y, cette pilule imprimée en 3D peut contenir des médicaments que le patient peut s’administrer et contrôler à l’aide de son smartphone. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), de Draper et du Brigam and Women’s Hospital, aux États-Unis, viennent de publier une étude sur une nouvelle technologie ingérable. Grâce à l’impression 3D, ils ...
  • Apple Watch : la fin des illusions pour les applis : Instagram Apple Watch : la fin des illusions pour les applis : Instagram

    Application : Apple a fait la preuve de sa capacité à attirer les développeurs pour bâtir des écosystèmes applicatifs pour ses produits, dont l’Apple Watch. Mais depuis les débuts de la montre, le paysage a bien changé et nombre d’éditeurs ont jeté l’éponge, dont Instagram.

    Plutôt que de s’aligner sur les règles d’Apple pour les applications natives, Instagram de Facebook a choisi d’abandonner son application pour l’Apple Watch en faveur des notifications. C’est un départ supplémentaire d’un éditeur de premier plan pour la montre connectée du géant américain.

    A partir du 1er avril, Apple a commencé à exiger des développeurs qu’ils créent des applications Apple Watch natives pour la plateforme pour toute future mise à jour. Et certains ont décidé de renoncer à tout support de la Watch.

    Des applis sans usages adaptés

    Instagram a ainsi retiré le support de l’appli autonome pour l’Apple Watch dans sa version 39.0 publiée lundi pour iPhone. Celle-ci permettait aux utilisateurs de parcourir et de “liker” des photos sur le réseau social.

    Les notifications Instagram apparaîtront toujours sur Apple Watch via le système de notification de l’iPhone. Instagram a confirmé à iPhoneAddict la suppression :

    “L’application d’Instagram pour Apple Watch ne sera plus disponible en tant qu’expérience autonome une fois que les utilisateurs passeront à la version 39 d’Instagram sur iOS, sortie le 2 avril 2018. Nous nous engageons à offrir aux utilisateurs la meilleure expérience possible avec leurs produits Apple et nous continuerons d’explorer les moyens d’y parvenir sur toutes les plateformes. Les utilisateurs avec une Apple Watch continueront à bénéficier d’une grande expérience d’Instagram grâce à diverses notifications riches et variées.”

    Amazon, Google Maps, eBay, Twitter, Whole Foods, et d’autres ont eux aussi déserté l’Apple Watch. Pour les applications nécessitant une part importante de navigation, un écran plus grand, comme celui d’un smartphone, reste vraisemblablement mieux adapté. Ces applis n’ont en outre souvent fait que répliquer un usage ou une fonction existant pour le porter sur la montre, sans en inventer de nouveaux, pensés spécifiquement pour les wearables.

    Au lancement de l’Apple Watch en 2015, la firme disposait de stocks très limités de montres. En revanche, elle avait su susciter en amont l’intérêt des développeurs. 3000 apps étaient disponibles pour la mise sur le marché. App Annie en dénombrait plus de 6000 seulement quelques mois plus tard.

    Depuis, beaucoup d’éditeurs ont fait défection. Rien de surprenant finalement, observait l’année dernière l’analyste de Creative Strategies, Ben Bajarin. Selon lui, les observateurs “savaient depuis longtemps que certaines applications (santé/fitness) fonctionnent bien. D’autres ne correspondent pas encore au cas d’utilisation.”

    D’ailleurs, Apple a lui aussi procédé à des changements de trajectoire depuis la sortie de la V1 de l’Apple Watch, notamment en ce qui concerne le positionnement de la montre. Oublié dès la Watch 2 l’accessoire de mode, priorité à la santé et à l’activité physique. L’écosystème applicatif suit lui aussi cette tendance.

    Par Christophe Auffray avec ZDNet.com

    Photo : FOJEDH

    Continue reading →Application : Apple a fait la preuve de sa capacité à attirer les développeurs pour bâtir des écosystèmes applicatifs pour ses produits, dont l’Apple Watch. Mais depuis les débuts de la montre, le paysage a bien changé et nombre d’éditeurs ont jeté l’éponge, dont Instagram. Plutôt que de s’aligner sur les règles d’Apple pour les applications ...
  • Mark Zuckerberg : une discrète revanche de l’Europe Mark Zuckerberg : une discrète revanche de l’Europe

    L’approche européenne, qui tente d’imposer des régulations aux grands groupes du numérique, semble gagner du terrain aux Etats-Unis, comme l’ont montré mardi les questions des sénateurs américains.

    « Les Européens ont raison sur certaines choses », a admis Mark Zuckerberg devant le sénateur républicain Lindsey Graham qui lui demandait si les Européens avaient raison en matière de régulation. Bien sûr, le dirigeant de Facebook cherchait à ne pas donner entièrement gain de cause à ce parlementaire qui, avec 43 collègues, l’a auditionné plus de cinq heures, mardi 10 avril, avant une audition non moins longue par la Chambre des représentants mercredi.

    Mais entendre le fondateur, président-directeur général et actionnaire du plus grand réseau social du monde, l’un des plus célèbres représentants de la Silicon Valley, concéder du terrain à la logique du Vieux Continent est symbolique. Et résume en partie le changement d’ambiance politique aux Etats-Unis, autour du pouvoir des grandes plates-formes numériques et de leur possible soumission à des lois plus strictes.

    Mark Scott, journaliste spécialisé en technologies pour le site d’information américain Politicos’est amusé sur Twitter de l’évolution du discours :

    « En 2017, l’avis des Etats-Unis sur l’approche européenne de régulation des entreprises technologique : “C’est un racket protectionniste destiné à nuire à l’Amérique !”
    En 2018, l’avis des Etats-Unis après le dernier scandale de Facebook sur les données : “Ne pourrions-nous pas avoir les mêmes protections que l’Europe ?”

                                                                                                                                                                              

    L’inspiration du « RGPD » européen

     Mardi, lors de l’audition, la sénatrice démocrate Maria Cantwell a renchéri : « Pensez-vous que la régulation européenne [en matière de vie privée] devrait s’appliquer aux Etats-Unis ? », a-t-elle demandé. Réponse de Mark Zuckerberg :

    « Tout le monde sur la planète a le droit au respect de sa vie privée. […] J’imagine que les choses seraient un peu différentes aux Etats-Unis, où nous avons une sensibilité légèrement différente, mais nous voulons mettre en place partout dans le monde le “consentement éclairé” et d’autres choses qui sont contenues dans le RGPD [règlement général sur la protection des données]. »Le patron de Facebook faisait référence au règlement qui doit entrer en vigueur dans l’Union européenne le 25 mai. Le réseau va-t-il appliquer partout ses principes, qui prévoient par exemple le droit de supprimer ses données ? Probablement pas. Mark Zuckerberg joue un peu sur les mots : le 5 avril, après avoir jugé le RGPD « très positif », il avait promis de mettre à disposition dans le monde entier « les mêmes contrôles et paramètres » sur la vie privée, mais « probablement » pas dans « le même format ».

    Changement de ton après Obama

    Il n’empêche : l’approche moins permissive envers les grandes entreprises du numérique, en vigueur dans l’Union européenne, gagne du terrain. « Ma position n’est pas qu’il ne faut pas qu’il n’y ait pas de régulation. La vraie question est : quelle est la bonne régulation ? », a rappelé Mark Zuckerberg, conformément au nouveau mot d’ordre adopté par l’entreprise en réponse aux pressions politiques.

    Mardi, quelques sénateurs d’inspiration libérale ont bien rappelé le risque de « surréguler » le secteur technologique. Mais la tonalité a changé depuis l’époque où Barack Obama raillait les enquêtes anticoncurrentielles lancées par la Commission européenne, dans un entretien au site Recode en 2015 :

    « Pour la défense de Google et Facebook, la réponse européenne est ici surtout guidée par des motivations commerciales. (…) Certains fournisseurs de services qui n’arrivent pas à concurrencer les nôtres essaient en gros de leur mettre des bâtons dans les roues. »« Dans le domaine technologique, les Européens ont parfois l’impression d’être en retard, mais être en retard quand la direction générale n’est pas bonne… Ça peut vouloir dire être en avance », rappelle Cathy O’Neil, autrice d’un livre sur les dangers des algorithmes (Weapons of Math Destruction, Crown, 2016, non traduit), interrogée en marge du sommet sur l’intelligence artificielle organisé le 29 mars à Paris par le gouvernement.

    Des élans politiques similaires des deux côtés de l’Atlantique

    Aux Etats-Unis, de nouvelles réglementations pourraient voir le jour. Mardi, le sénateur démocrate Ed Markey a demandé à Mark Zuckerberg s’il soutiendrait le vote du « consent act », un projet de loi qui impose « comme en Europe » le consentement préalable d’un utilisateur avant de pouvoir utiliser ses données. « En principe oui, mais les détails importent », a esquivé M. Zuckerberg. Récemment, certains ont défendu la création d’une agence américaine de protection des données – un débat qui peut paraître surprenant vu d’Europe et particulièrement de France, où la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) applique depuis 1978 la loi du même nom.

    Egalement évoqué mardi, le débat autour de la « responsabilité » de Facebook sur les contenus publiés fait écho à des discussions européennes : la révision en cours de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels vise ainsi à renforcer les obligations des plates-formes numériques. Dans un autre domaine, Google a annoncé récemment la création de Google News Initiative, qui étend au monde entier son programme de soutien financier au journalisme, né en France en 2013 puis élargi à l’Europe en 2015.

    Enfin, les attaques répétées de Donald Trump envers Amazon et son patron, Jeff Bezos, accusés de « ne pas payer leurs impôts » peuvent faire penser aux velléités de la Commission européenne d’imposer une fiscalité plus stricte aux grandes plates-formes comme Google et Facebook.

    Cette petite revanche acquise, la route reste toutefois longue pour ceux qui rêvent d’une régulation complète des GAFA, aux Etats-Unis ou en Europe. Sur Twitter, le député européen et ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt a en tout cas assuré mardi ne pas se satisfaire de cette première audition de Mark Zuckerberg :

    « Dommage que les citoyens européens doivent s’en remettre aux sénateurs américains pour obtenir la vérité sur ce qui s’est passé avec leurs données. J’invite Mark Zuckerberg à venir devant le Parlement européen nous expliquer comment Facebook compte se mettre en conformité avec la législation européenne sur la vie privée. »

    LE MONDE  | Par Alexandre Piquard

    Continue reading →L’approche européenne, qui tente d’imposer des régulations aux grands groupes du numérique, semble gagner du terrain aux Etats-Unis, comme l’ont montré mardi les questions des sénateurs américains. « Les Européens ont raison sur certaines choses », a admis Mark Zuckerberg devant le sénateur républicain Lindsey Graham qui lui demandait si les Européens avaient raison en matière de régulation. ...
  • SIDA : Une nouvelle stratégie médicamenteuse SIDA : Une nouvelle stratégie médicamenteuse

    Le Sida se caractérise par la déplétion des lymphocytes T CD4. Cette nouvelle étude, publiée le 19 mars 2018 dans le Journal of Clinical Investigation, démontre que la molécule Q-VD-OPH, un inhibiteur des caspases (protéases impliquées dans l’apoptose), administrée in vivo, protège contre la déplétion des lymphocytes T CD4, diminue la réplication virale, et conduit à une survie des animaux traités. Ainsi, cette molécule représente un nouvel axe potentiel de recherche thérapeutique.


    Figure: Au cours du Sida, la perte des lymphocytes T CD4 par apoptose conduit à l’absence de contrôle des cellules infectées et à la dissémination du virus dans l’organisme. Suite au traitement précoce par la molécule Q-VD, les cellules CD4 cytotoxiques sont préservées, et peuvent dès lors contrôler le pool de cellules infectées et réduire la virémie conduisant à une survie des animaux traités. Prf = Perforine, GrG= Granzyme B, GNLY = Ganulysine).
    © Jérome Estaquier

    L’amélioration des traitements actuels est une des questions majeures de santé publique qui vise à l’éradication du virus du Sida (en 2016, on comptait plus de 36 millions de personnes infectées par le VIH et un million de personnes décédées). L’un des éléments clefs qui caractérise cette infection virale est la déplétion progressive des lymphocytes T CD4, cellules cruciales du système immunitaire. D’un point de vue physiopathologique, on savait, par des travaux chez les personnes infectées par le Virus de Immunodéficience Humaine (VIH), comme ceux des modèles expérimentaux simiens, que l’apoptose, une mort cellulaire programmée, est associée au caractère pathogène de ces infections lentivirales. L’apoptose des lymphocytes T CD4 est donc un élément prédictif de l’évolution vers le Sida, et ce très tôt après infection.

    Les chercheurs avaient observé que, en dépit d’une réplication virale similaire chez des singes développant un Sida (macaques), et ceux qui n’en développent pas (Singes Vert d’Afrique), l’apoptose était un élément discriminant de ces infections. Cela évoquait l’importance des facteurs d’hôtes et de l’apoptose des lymphocytes T CD4 dans la survenue de la pathologie. L’hypothèse de travail était donc que prévenir l’apoptose au cours du Sida permettrait de transformer des singes sensibles (macaques) en singes résistants (singe vert).

    Des équipes du CNRS de l’Université Paris Descartes, soutenus par l’ANRS (Agence Nationale de Recherches sur le VIH/Sida et les hépatites virales), et du Centre de Recherche du CHU de Québec ont démontré que l’administration in vivo de Q-VD-OPH, un inhibiteur synthétique des caspases (protéases impliquées dans l’apoptose) prévient la déplétion et l’apoptose des lymphocytes T CD4, et ce en l’absence de toute thérapie antirétrovirale. De plus, les auteurs montrent que cette molécule prévient la déplétion d’une sous-population de lymphocytes T CD4 qui exprime les molécules cytotoxiques que sont la perforine, la granulysine, et le granzyme B. Un des faits marquants de cette thérapie précoce est que ce contrôle viral est maintenu après l’arrêt du traitement, et conduit à une survie des animaux. La protection et la genèse de telles cellules représente une nouvelle stratégie thérapeutique permettant la destruction des cellules infectées, un contrôle de la charge virale et une diminution du réservoir viral, non seulement dans le sang mais aussi dans les tissus.

    Posté par Adrien

    Continue reading →Le Sida se caractérise par la déplétion des lymphocytes T CD4. Cette nouvelle étude, publiée le 19 mars 2018 dans le Journal of Clinical Investigation, démontre que la molécule Q-VD-OPH, un inhibiteur des caspases (protéases impliquées dans l’apoptose), administrée in vivo, protège contre la déplétion des lymphocytes T CD4, diminue la réplication virale, et conduit ...
  • La coupable négligence de Facebook La coupable négligence de Facebook

    Le réseau social a laissé le cabinet Cambridge Analytica siphonner les données personnelles de millions d’usagers pour, in fine, essayer d’orienter leur vote lors de l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Le réseau social a laissé le cabinet Cambridge Analytica siphonner les données personnelles de millions d’usagers pour, in fine, essayer d’orienter leur vote lors de l’élection présidentielle américaine de 2016.

    Facebook est-il encore digne de confiance ? La vitesse à laquelle le mot dièse #deletefacebook (« supprimer Facebook ») se répand sur les réseaux sociaux montre que des millions d’internautes ont déjà un avis sur la question. Ce doute apparaît légitime depuis les révélations sur le siphonnage des données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu, dans le but supposé de peser sur le résultat de la dernière élection présidentielle américaine.

    A l’origine de l’affaire se trouve Cambridge Analytica, un cabinet spécialisé dans les études de consommation, dont Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump et figure de l’extrême droite américaine, a été l’une des chevilles ouvrières. Peu de temps après sa création, en 2014, la société avait fait appel à un chercheur de l’université britannique de Cambridge pour se développer dans les études d’opinion. Sous couvert de mener des recherches universitaires sur les comportements électoraux, celui-ci avait mis au point une application proposant à des membres de Facebook inscrits sur les listes électorales américaines de remplir un questionnaire contre une modeste rétribution.

    50 millions de personnes abusées

    Plus de 270 000 personnes ont téléchargé l’application, ce qui a permis d’avoir accès à leurs données personnelles, mais aussi à celles de leurs amis. Grâce à la viralité que permet Facebook, près de 50 millions de personnes auraient été ainsi abusées. Cette base de renseignements, croisée avec les préférences exprimées par ces internautes sur le réseau social, aurait permis de dresser des profils psychologiques et politiques suffisamment précis pour les cibler avec de la publicité dans le but d’orienter leur vote.

    Cinq jours après l’éclatement de l’affaire, le silence des dirigeants de Facebook est assourdissant, alors que la pression monte de toutes parts. Aux Etats-Unis comme en Europe, parlementaires et instances de régulation veulent comprendre pourquoi Cambridge Analytica a eu accès à ces données et pourquoi Facebook n’en a pas informé ses utilisateurs, pas plus qu’il n’a pris de mesures efficaces pour remédier au problème.

    Fausse gratuité

    La teneur de la réponse est de nature à remettre en question le modèle économique du réseau social, qui a construit sa prospérité sur une fausse gratuité : derrière l’accès à une plate-forme d’échange pour rester en contact avec ses « amis » et s’informer se cache une monétisation des données des utilisateurs aux visées commerciales ou politiques. L’adage selon lequel « Si le service est gratuit, c’est que vous êtes le produit » n’a jamais été aussi pertinent. Par naïveté plus ou moins assumée, les internautes, bercés par les promesses des géants de l’Internet, n’ont pas prêté suffisamment attention aux conséquences de ce que cela signifiait.

    Cette affaire est d’autant plus grave qu’elle n’est pas isolée. Facebook est aussi accusé de ne pas avoir pris suffisamment au sérieux l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et de participer à la diffusion de fausses informations et de contenus racistes ou faisant l’apologie du terrorisme.

    En début d’année, Mark Zuckerberg avait pris une résolution : « réparer » Facebook pour regagner la confiance de ses utilisateurs. Ce nouveau scandale montre toute la difficulté qu’a le réseau social à se réguler lui-même. Il est grand temps que les pouvoirs publics s’emparent du sujet pour protéger des données personnelles que nous avons imprudemment laissées à la merci des convoitises.

    LE MONDE

    Image : FOJEDH

     

    Continue reading → Le réseau social a laissé le cabinet Cambridge Analytica siphonner les données personnelles de millions d’usagers pour, in fine, essayer d’orienter leur vote lors de l’élection présidentielle américaine de 2016. Le réseau social a laissé le cabinet Cambridge Analytica siphonner les données personnelles de millions d’usagers pour, in fine, essayer d’orienter leur vote lors de l’élection ...
  • Natcom verse à l’État haïtien 79,2 millions de gourdes… Natcom verse à l’État haïtien 79,2 millions de gourdes...

    Détenteur de 40% des actions de la Natcom, l’État haïtien a reçu, ce jeudi 15 mars, un dividende de 79, 2 millions de gourdes versé par ladite compagnie qui s’installe depuis sept ans dans le pays. La Natcom a réalisé au total 198 millions de gourdes comme dividendes, pour l’année 2017.

    Depuis qu’elle mène ses opérations en Haïti, c’est la première fois que la Natcom verse des dividendes à l’État haïtien via la Banque de la République d’Haïti (BRH). Au cours d’une conférence donnée de concert avec des représentants de la BRH et du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), dans ses locaux, la Natcom a présenté des chèques artificiels libellés à l’ordre de la compagnie Viettel Corporation du Vietnam, détentrice de 60% des actions de la Natcom et de la BRH. En outre, la compagnie de téléphonie et d’Internet a aussi présenté à la presse un autre chèque artificiel pour montrer qu’elle va s’acquitter de ses obligations fiscales envers l’État. En effet, elle a payé 20% sur ses dividendes chiffrés à 118,8 millions de gourdes.

    Dans ses propos de circonstance, le directeur adjoint de la Natcom, Khuat Duy Son, a souligné que sa compagnie s’est implantée en Haïti dans un moment difficile en 2011, un an après le tremblement de terre. « Nous avons fait face à la répercussion des catastrophes naturelles, un coût de fonctionnement élevé, une augmentation du service de recouvrement régissant le coût des appels et des SMS », a indiqué Khuat Duy Son, soulignant que ces circonstances ont poussé la Natcom à trouver des solutions plus innovantes pour offrir des services et des produits de qualité à meilleur prix. « Notre plus grande réussite a été le fait de donner accès à la téléphonie mobile au peuple haïtien, de provoquer la réduction du prix des appels téléphoniques et de construire un système de fibre optique fiable », a-t-il ajouté.

    Pour sa part, le gouverneur de la Banque centrale, Jean Baden Dubois, a souligné que la Natcom a effectué pour la première fois sa déclaration de dividendes à l’État haïtien. Le numéro un de la BRH a remercié les membres du conseil d’administration de ladite compagnie et a dicté les règles d’or pour la Natcom. « Travailler dans l’intérêt commun, fournir un service de qualité à un prix accessible, tel doit-être le credo de la Natcom », a-t-il soutenu. « Natcom appartient aussi à Haïti. C’est une compagnie nationale. Chaque Haïtien a intérêt à s’approprier de cette société mixte pour qu’elle puisse apporter des dividendes à l’État haïtien et contribue à l’augmentation de l’assiette fiscale », a-t-il poursuivi, sollicitant la collaboration de tout un chacun pour rendre la compagnie Natcom plus solide et plus rentable.

    De son côté, le secrétaire d’État aux Finances, Ronald Décembre, a fait savoir que c’est la première fois que la Natcom arrive à dégager des dividendes pour verser à l’État. « C’est la preuve d’une grande transparence dans la gestion de l’entreprise. Les coûts de production sont élevés. Faire du business dans le pays nécessite une bonne gestion et une bonne compréhension des questions financières pour qu’on puisse avoir les résultats escomptés. C’est ce que vient de prouver la Natcom », a affirmé Ronald Décembre.

    Par ailleurs, la Natcom a annoncé, au cours de cette conférence de presse, qu’elle offrait 30 bourses d’études en informatique, ingénierie et autres… à des jeunes Haïtiens qui veulent aller étudier au Vietnam.

    Gerard Jeanty Junior – source

     

    Continue reading →Détenteur de 40% des actions de la Natcom, l’État haïtien a reçu, ce jeudi 15 mars, un dividende de 79, 2 millions de gourdes versé par ladite compagnie qui s’installe depuis sept ans dans le pays. La Natcom a réalisé au total 198 millions de gourdes comme dividendes, pour l’année 2017. Depuis qu’elle mène ses opérations ...